Préparation au jeûne : faire une bonne descente alimentaire

Préparation au jeûne : faire une bonne descente alimentaire

Il existe plusieurs écoles en France à ce sujet. Certains considèrent que cela n’est pas nécessaire de faire ce que l’on appelle une descente alimentaire avant de jeûner.

Ce fut le cas d’Albert Mosseri qui a mené des milliers de jeûne, en France. C’était un grand nom parmi les hygiénistes. Il préconisait une alimentation à base de légumes et fruits crus à 80% et d’oléagineux à 20%, avec une exclusion de céréales, viandes, graines et produits laitiers. Il pensait qu’il n’était pas nécessaire de faire une descente alimentaire et de préparer le jeûne. Il est en effet possible d’arriver dans un jeûne de manière abrupte. Certains décident d’ailleurs de jeûner sur un coup de tête. Mais ne faire aucune préparation ne rendra que plus difficile le jeûne et que plus désagréable.

Une descente alimentaire consiste à modifier son alimentation (à savoir éliminer boissons et aliments les plus intoxifiants) plusieurs jours à semaines avant d’entreprendre un jeûne.

Désiré Mérien, biologiste et hygiéniste, fut le premier à introduire la notion de palier alimentaire et à insister sur son importance, après plusieurs expériences et raisonnements scientifiques.

Pour lui, quelqu’un qui souhaite jeûner est un individu qui a un organisme intoxiqué (dans la plupart des cas. On verra rarement un individu qui souhaite jeûner alors que tout va bien dans son corps).

Il est donc dans un état d’énervation : ce terme désigne une diminution de l’énergie nerveuse, souvent liée à une toxémie qui représente l’intoxication du sang et des humeurs du corps humain. Les humeurs sont les liquides du corps humain, à savoir 5 litres de sang, 10 litres de lymphe, 15 litres de sérums extracellulaires et 20 litres de liquides intracellulaires. Cette intoxication se fait à cause d’une alimentation non physiologique, du stress, de la pollution, etc.

Quand les liquides du corps humain sont encrassés, il y a donc perte d’énergie vitale.

Or, il est primordial de comprendre que le corps a besoin d’avoir de l’énergie disponible pour se détoxifier. Il faut donc préparer l’organisme et lui faire emmagasiner un maximum d’énergie avant de jeûner. Il faut rehausser les niveaux d’énergie vitale. Cela va aider l’organisme à commencer à détoxifier.

Par ailleurs, tout le monde a déjà entendu parler de la fameuse crise d’acidose lorsque l’on jeûne. En effet, lorsque le corps se nettoie, certains déchets sont remis en circulation dans le corps avant qu’ils ne soient pris en charge par nos émonctoires (foie, reins, peau, poumons, intestins) et ainsi éliminés.

Avant qu’ils ne soient éliminés ces déchets acidifient notre organisme. Or, le pH (mesure de l’acidité ou de l’alcalinité d’un milieu) sanguin ne peut pas varier. Il se situe entre 7,25 et 7,35. Il est impossible qu’il soit beaucoup plus haut ou beaucoup plus bas que cela, sinon c’est la mort. L’équilibre acido-basique du sang est primordial pour notre survie. Il doit rester constant et stable.

Ainsi, alors que pendant le jeûne nous avons tendance à nous acidifier, nos réserves minérales vont servir à tamponner cette acidité pour ne pas déséquilibrer la balance acido-basique.

Il existe 4 minéraux alcalins dans notre corps, qui nous permettent de neutraliser cet acidité : le potassium, le calcium, le magnésium et le sodium.

Or, si nous avons un profil déminéralisé, ou un stock peu important de minéraux au moment d’aller jeûner, les processus du jeûne ne vont pas se faire, ou mal se faire. Résultat : on va en ressortir encore plus faible et dénutri qu’avant. Les profils de type Vata, ou Nerveux en naturopathie devraient toujours prendre le jeûne avec des épingles et beaucoup de prudence. Ne pas foncer bile en tête dedans. Os plus fins, foie et intestins souvent en moins bonne santé, les réserves minérales sont moins abondantes que celles d’un sanguin par exemple.

On trouve les minéraux dans les fruits et légumes crus, d’où l’importance d’en consommer une grande quantité avant le jeûne, afin de faire le plein de réserves minérales et ainsi aider le corps à tamponner l’acidité durant un jeûne. Sans ces réserves minérales suffisantes, il sera très difficile à un individu de poursuivre un jeûne sur le long terme.

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Combien de temps dure la descente alimentaire ?

Tout dépend du nombre de jours que l’on souhaite jeûner.
Par exemple, une personne qui souhaite jeûner 1 semaine, devra faire une descende alimentaire d’environ 2 semaines avant le jeûne, une autre qui désire jeûner 2 semaines, sera mieux préparée avec 4 semaines de descente alimentaire.

Durant cette période, il faudra favoriser tout ce qui peut remonter nos niveaux d’énergie, de reminéraliser le corps (faire des réserves minérales) et permettre alors au jeûne de bien se dérouler :

1 – Privilégier un bon sommeil réparateur (aller au lit aux alentours de 22h30, dormir au minimum sept heures, sans ondes wifi, ni téléphone près de soi).

2 – Un autre conseil peut tout simplement être celui de la réduction calorique dans nos assiettes : diminuer les quantités pour que la digestion prenne moins d’énergie et en laisse suffisamment pour le nettoyage du corps. La restriction calorique va toujours dans le sens du nettoyage du corps, puisqu’il y a moins d’énergie nerveuse accaparée par la digestion.

3 – Établir un régime alimentaire dissociée, à savoir faire attention aux compatibilités alimentaires. Par exemple, mangez les fruits à part, 30 minutes avant un repas ou 5 heures après. Ne pas mélanger céréales (blé, pain, quinoa, millet, etc.) et protéines (œufs, viande, poisson, fromages). Couplez les céréales aux légumes crus et cuits et les protéines aux légumes verts, peu sucrés.

Ces trois premiers points sont déjà énormes si la personne a des habitudes alimentaires très délétères.
Cela opérera un premier nettoyage dans le corps.

Mais, pour que le jeûne se déroule le mieux possible, il est nécessaire d’aller plus loin.

4 – Supprimer les toxiques majeurs de l’alimentation :

Tous les excitants : thé, café, chocolat, sodas, etc.
Tous les produits laitiers : fromages, lait, beurre, crème.
Le gluten et ses dérivés : blé, pain, petit épeautre, khorosan, etc.
Le sucre blanc et les sucreries.
L’alcool, le tabac, etc.

Ceci au minimum deux semaines avant le début du jeûne.

5 – 7 à 5 jours avant, il est bon de supprimer toutes les protéines animales (car, ces dernières font travailler le foie, aussi bonnes peuvent-elles être). On privilégie alors les protéines végétales : les oléagineux (amandes, noisettes, noix du Brésil, etc.), les algues, les graines germées, etc.

6 – Augmenter la part de légumes crus et de fruits crus (qui possèdent des propriétés nettoyantes du corps).
Par ailleurs, ils sont riches en minéraux alcalins qui permettront de tamponner l’acidité dégagé lors du jeûne, de reminéraliser et revitaliser l’individu (énergie vitale, qui, je le rappelle, est absolument nécessaire pour que le nettoyage du corps s’opère).
Ils sont très simples à digérer qui plus est et ne prenne donc pas beaucoup d’énergie nerveuse.

7 – La veille du jeûne faire une monodiète d’un fruit de saison pommes, poires, raisins, figues, abricots, etc.

Plus la descente est respectée, plus le jeûne sera doux et vécu de manière positif.
La reprise alimentaire est tout aussi importante, voire plus importante que la descente.
Elle fera l’objet d’un prochain article.


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2 thoughts on “Préparation au jeûne : faire une bonne descente alimentaire”

  • Merci Manon, supers infos pour la descente alimentaire que j’ai commencé hier. Elle ne durera qu’une semaine, pour un jeûne de la même durée autour de la nouvelle Lune. — la détox est plus naturelle en cette période paraît-il — . Je ne pense pas que le gros sel de mer puisse remplacer l’eau de Quinton, cependant je vais extraire de la sève de Bouleau dans le jardin : – ça sera OK de la boire pendant le jeûne, n’est-ce pas ?
    Autre question : – une purge à l’eau salée le premier jour de jeûne, ça peut le faire ? Je n’aime plus l’huile de ricin.

    Bonne journée !
    Thomas

    • Bonsoir Thomas,
      Top, je vois que tu profites de la période du confinement pour jeûner, c’est une super initiative. Une semaine c’est déjà un super pas ! Oui paraît-il que la lune joue un rôle également dans la détox, ça seul l’écoute de son corps peut nous le dire 😀
      Non, en effet, le gros sel ne remplacera jamais le Quinton, c’est totalement différent.
      Par contre, la sève de bouleau, bien sûr tu peux y aller ! Les hygiénistes purs diraient que cela est incompatible car on amène un liquide reminéralisant, alors que le jeûne est un processus où on ne fait pas le plein de minéraux, mais où on déstocke.
      Mais, c’est moindre mal, entre guillemets !
      Je te conseille une purge au Pianto si tu en as les moyens c’est extraordinaire comme produit, sinon oui pour l’eau salée.

      Belle soirée à toi,
      Manon

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