10 clés pour un microbiote heureux !

10 clés pour un microbiote heureux !


De nos jours, les troubles digestifs deviennent monnaie courante.

Cela se traduit, de nos jours, de mutliples dysfonctionnements digestifs : douleurs, gonflements, gazs, spasmes, SIBO (Small Intestinal Bacterial Overgrowth – prolifération bactérienne de l’intestin grêle), Maladies Inflammatoires Chroniques de l’Intestin (appelées également MICI – Maladie de Crohn et Rectocolite hémorragique), dysbiose, Syndrome de l’Intestin Irritable, prolifération de Candidas albicans, etc.

Souvent les personnes atteintes de ces maladies pensent qu’il n’existe pas de solutions & que les problèmes digestifs les accompagneront toutes leurs vies.

Or, la naturopathie peut véritablement faire des miracles en ce qui concerne l’intestin. Nous avons plusieurs cordes à notre arc afin de rétablir une digestion parfaite, sans douleurs, sans crampes ni problèmes de constipation / diarrhées.

J’ai dernièrement suivi une personne atteinte de la maladie de Crohn. Lorsque nous prenons en charge des personnes avec la naturopathie, nous établissons un programme complet sur différentes sphères de sa vie pour l’aider à s’améliorer et à devenir autonome : sport, alimentation, gestion du stress, compléments alimentaires, etc.

6 mois après le début de la mise en place du programme, la personne ne souffrait plus de cette pathologie.

Il faut dire que j’ai été aidée  : cette personne a été très exemplaire sur la mise en place de toutes les préconisations que je lui ai faites.

J’ai moi-même connu les désordres d’ordre digestif avec une dysbiose et SIBO. Lorsque j’ai découvert la naturopathie et l’hygiénisme, j’ai pu appliquer tout ceci à mon quotidien qui s’en est vu grandement amélioré. Au fur et à mesure tous mes symptômes ont disparu. J’ai pu savourer de nouveau une grande richesse dans mon alimentation, là où j’avais été obligé de supprimer plusieurs aliments que je ne digérais plus : crudités, fruits riches en FODMAPs, etc.

Il existe une pluralité de techniques pour améliorer le quotidien des personnes atteintes de pathologies digestives. J’insiste sur le fait qu’elles seront toutes différentes en fonction du terrain de la personne, du problème auquel elle doit faire face, et de ses symptômes, etc. Ce n’est pas parce que vous avez lu que les probiotiques ont amélioré la digestion de Madame X, qu’ils vous feront le même effet.

Pour cela, le naturopathe est là pour vous aiguiller. Je propose moi-même des consultations à distance, par Skype, ou sur Lyon & Paris.


Voici 10 clés toutes simples pour retrouver un microbiote en bonne santé




1️⃣ La mastication



Voici le conseil le plus important que je puisse vous donner.

Il s’agit de LA BASE de tous maux digestifs, avant même de mettre en place des compléments et un programme alimentaire adapté. Il va vous sembler simplet, mais je peux vous assurer qu’il est d’une redoutable efficacité !

C’était la technique d’Horace Fletcher, surnommé « le Grand Masticateur ».

Cet homme était non seulement en surpoids (100 kilos pour 1m65), mais avait aussi de nombreuses difficultés de digestion. Après avoir appliqué la mastication à tous ses repas, il perdit 20 kilos et il fut guérit de tous ses soucis digestifs.

Certes, cela sous-entend de moins parler et est difficilement applicable lors de repas en famille ou en groupe. Mais, cela aide grandement.

Mais, pourquoi cette technique est-elle si efficace ?

Tout d’abord, il existe une substance dans notre salive, appelée l’amylase. Il s’agit d’une enzyme digestive qui permet de décomposer les sucres complexes (comme ceux des céréales ou des farineux) en sucres simples. Ainsi, tout aliment sucré (légumes, fruits, farineux, céréales, biscuits, etc.) doit être correctement insalivé (imbibé de salive) pour que les sucres soient prédigérés dans notre bouche.

C’est une grande économie de travail pour le pancréas et l’intestin grêle qui ont pour fonction la digestion & l’assimilation des sucres.

Quand on ne mâche pas suffisamment les glucides, ils parviennent alors en gros morceaux dans l’estomac, qui ne sait comment les traiter (contrairement aux protéines).

Cela va rester de longues minutes, voire des heures, le temps que l’estomac les brasse longuement, pour enfin les envoyer dans l’intestin qui sera lui-même victime de surmenage. Cela explique souvent, les digestions longues et difficiles, voire des somnolences après les repas (puisque le système digestif puise dans notre énergie pour fonctionner à plein régime), des reflux gastriques et des fermentations entraînant la production de gazs.

Qui plus est, notre estomac n’a pas de dents, comme le dit si bien le professeur Henri Joyeux !

Avaler de la nourriture à moitié broyée, fait davantage travailler l’estomac qui rentre dans un long processus pour liquéfier les aliments.

La Médecine Traditionnelle Chinoise préconisait d’ailleurs de ne rien avaler si cela n’a pas été d’abord liquéfié dans la bouche.

La seule catégorie d’aliments que l’estomac peut dissoudre en fines particules, grâces aux sucs gastriques, sont les protéines (œufs, fromages, viandes, poissons, tofu, tempeh, légumineux, fruits secs, etc.). Et même s’il y parvient, l’estomac dépensera bien moins d’énergie pour décomposer les protéines si on lui « mâche » le travail en amont.

Le signal de satiété, celui qui nous dit que nous n’avons plus faim, est déclenché après 15 à 20 minutes après le début du repas. Il s’agit de la leptine, une hormone digestive libérée par l’estomac entre autre., qui transmet le message que nous sommes « remplis » et nous n’avons plus besoin de manger. Ainsi, en mastiquant longuement ses aliments, on avale moins de bouchées car on sent le signal de la satiété en ayant mangé beaucoup moins que d’habitude. La digestion est alors facilitée !

2️⃣ Quand boire ?



Évitez de trop boire pendant les repas.

En effet, l’eau va diluer les enzymes digestives, à savoir des substances qui nous permettent de digérer les aliments, ce qui va amoindrir leur efficacité.

Ainsi, les glucides, lipides ou protéines de votre repas seront susceptibles d’être mal digérés dans l’intestin grêle.

Préférez l’eau en dehors des repas, au moins 10 minutes avant et 2 heures après.

3️⃣ Adoptez le « Hara hachi bu »



Il s’agit d’une pratique japonaise qui consiste à arrêter de manger avant d’être totalement repu. Il s’agit d’être rassasié à 80%. Il faut sentir que vous pouvez encore manger un petit quelque chose.

Cela permet une restriction calorique qui, cela a été prouvé, augmente l’espérance de vie, la santé et permet une meilleure digestion.

4️⃣ Chouchoutez votre foie !



Qui dit mauvaise digestion dit, quelques fois, foie un peu paresseux.

Dans ce cas deux solutions s’offrent à vous :

♦ Placez une bouillote sur votre foie. Ce geste tout simple permet de booster le fonctionnement de cet organe clé de notre digestion.

Pourquoi ?

Car le foie est un organe chaud. Chaque jour 2400 litres de sang le traverse, entrent à 39,7°C et en ressortent à 41°C. Il apprécie donc la chaleur et voit son fonctionnement s’améliorer sous l’effet de celle-ci.

♦ Faites appel aux pouvoirs des plantes sous forme de tisanes (eau bouillante versée sur des plantes qui infusent alors) ou de décoctions (plantes mises dans de l’eau bouillante pendant 10 minutes) :

Romarin, artichaut, radis noir curcuma, boldo, pissenlit chardon marie, fumeterre, chrysanthellum, desmodium, chardon marie.

Des compléments alimentaires plus puissants peuvent être prescrits pour le foie, mais dans ce cas consultez un naturopathe pour un conseil personnalisé.


5️⃣ Pratiquez la dissociation alimentaire



Comme le disait Hippocrate, certains aliments se font la guerre dans le tube digestif. En d’autres termes, ils ne sont pas compatibles entre eux et les mélanger lors d’un seul et même repas entraine des désordres digestifs.

Adoptez ainsi quelques réflexes naturos pour vos repas et voyez la légèreté que cela apporte !

Règle n°1 : toujours consommer les fruits en dehors des repas, soit minimum 4 heures après ou 30 minutes avant.

Certains fruits, même, doivent être consommés seuls : la pastèque et le melon par exemple.

Règle n°2 : Combiner des légumes verts avec de la protéine, animale ou végétale.

Règle n°3 : Combiner les féculents avec des légumes verts, mais ne combinez jamais protéines et féculents/farineux ensemble.

Pourquoi ?

Comme l’explique si bien, Julien Allaire, naturopathe et chroniqueur TV, dans cette vidéo (-clic!), l’amidon présent dans les céréales, demande un pH relativement basique dans l’estomac, de 5,5. Tandis que la protéine demande un pH très acide dans l’estomac pour être digéré, 2,5 environ.

Ainsi, mélanger un aliment qui demande un pH à 2,5 pour être digéré avec un amidon qui nécessite un pH à 5,5 déclenchera une réponse d’un pH moyen de l’estomac (vers 4) qui fera que ni l’un ni l’autre ne sera correctement digéré. Les amidons vont alors fermenter et les protéines se putréfier.

Règle n°4 : Le miel est un aliment qui se consomme seul ou dans une tisane.

♦ Règle n°5 : Les crudités se mangent plutôt au début des repas.

Voyons ce que cela donne en image.






6️⃣ Le jeûne intermittent



On ne compte plus tous les bénéfices que l’on attribue au jeûne intermittent.

En quoi consiste-t-il ?

Le jeûne intermittent consiste à sauter un repas de la journée : le petit-déjeuner par exemple ou le dîner. On réduit ainsi la fenêtre d’heures où l’on ingère de la nourriture. Au lieu de manger de 7h à 19h, par exemple, soit sur 12 heures dans la journée, on ne mange que de 12 h à 19h, soit 7 heures dans la journée. D’autres modules sont possibles, comme manger le matin et le midi, mais pas le soir, ou commencer son premier repas à 11h et faire son deuxième à 17h. Qu’importe, il faut que cela soit pratique pour vous et ne vous semble pas trop irréalisable.

Le format le plus adopté est le jeûne intermittent le matin.

Pourquoi ?

Car souvent le matin le corps continue le processus de grand nettoyage qu’il a enclenché la nuit. C’est d’ailleurs pour cette raison que vous ne ressentez pas la faim. En effet, ce n’est pas le moment propice pour manger.

Le corps est très intelligent et sait vous indiquer par des signaux de faim quand son nettoyage est terminé. Trop de gens mangent parce qu’ils pensent qu’il ne faut pas sauter un repas, mais c’est faux. Si au petit-déjeuner vous n’avez pas faim, ne mangez pas !

Qui plus est, sauter un repas économise de l’énergie. Oui, vous avez bien lu, en ne mangeant pas vous allez vous sentir plus en forme ! Car la digestion nous prend de l’énergie pour être menée à bien. Le foie travaille, le pancréas, l’estomac et les intestins également. Qui dit travail dit quantité d’énergie demandée. En sortant de notre sommeil, on se lève avec une batterie rechargée à 100 % pour la journée (en théorie). Ne pas manger le matin permet de conserver un maximum de cette batterie. Nous avons alors davantage d’énergie disponible pour penser, nous concentrer et agir.

Par ailleurs, sauter un repas permet d’augmenter la quantité de vos enzymes digestives (= les substances qui permettent de digérer la nourriture entre autres, que vous digérez) disponibles pour le prochain. Au contraire, que se passe-t-il lorsque vous n’avez pas faim et que vous mangez quand même ?

Cela signifie que votre dernier repas n’est toujours pas digéré.

Soit il est encore dans votre estomac, soit dans votre intestin grêle. Ainsi, les enzymes digestives sont déjà occupées à transformer votre dernier repas et il n’y en a pas en quantité suffisante pour celui que vous avalez. Les glucides, protéines et lipides sont donc mal digérés et entraînent des ballonnements, flatulences, etc.

En Ayurvéda on parle d’Agni. Cela signifie le feu digestif. C’est votre capacité à digérer en d’autres termes. Plus elle est puissante, plus vous pouvez digérer des briques, plus elle est faible plus il faudra faire attention au contenu que vous mettez dans votre assiette.

Ne pas petit-déjeuner assure des enzymes présentes en quantité pour le repas du midi.

7️⃣ Le jeûne long



Nous nous levons, en théorie, une fois rechargés par une bonne nuit de sommeil, avec une batterie à 100%. La quantité d’énergie que nous avons à disposition nous est propre.

Tout au long de la journée, nous allons dépenser cette énergie : environ 30% seront utilisés pour la réflexion, 30% pour notre motricité et 40% pour la digestion (évidemment un grand sportif et employé de bureaux ne dépenseront pas leur énergie dans les mêmes sphères).

Ainsi, vous l’aurez compris, la digestion accapare de l’énergie. Quand nous ne mangeons pas, nous mettons notre corps au repos. Ainsi, le corps récupère ces 40% d’énergie pour venir s’auto-réparer.

C’est l’homéostasie : tout système, en l’absence de perturbations extérieures, revient spontanément à l’état d’équilibre.

Le jeûne peut donc aider les personnes souffrant des intestins à se régénérer. Car, le corps est un système très intelligent. Si vous lui laissez de l’énergie pour se réparer et qu’il détecte un problème important au niveau de la barrière intestinale, c’est là qu’il cherchera à agir en premier lieu.

De plus, ne pas manger peut affamer les mauvaises bactéries de l’intestin qui se nourrissent et survivent principalement grâce à certaines formes de glucides.

Attention, le jeûne hydrique, voire sec, n’est pas forcément une solution pour tous ! Il est important avant de se lancer tête baissée dans un jeûne de vérifier si vous avez les capacités de le mener à bien.

N’hésitez pas à vous rapprocher d’un naturopathe, afin d’élaborer un programme sur mesure :).

8️⃣ Ne mangez jamais stressé(e)



Il faut savoir qu’il existe deux systèmes nerveux dans notre corps :

– le système nerveux orthosympathique, dit aussi, le système nerveux sympathique.

– le système nerveux parasympathique.

Ils ont deux rôles bien différents.

Le premier, le système nerveux orthosympathique, active les fonctions automatiques de l’organisme, comme la respiration ou les battements du cœur. Il s’active lorsque nous avons peur ou quand nous sommes en danger, afin de préparer l’individu à la fuite. Il gère la production d’adrénaline et de noradrénaline. Il ralentit les contractions musculaires de l’intestin, à savoir le péristaltisme. Il inhibe donc la digestion.

Au contraire, le système nerveux parasympathique est celui qui favorise une bonne digestion. En effet, il ralentit l’ensemble des fonctions de l’organisme : le rythme cardiaque et la tension artérielle sont abaissés. Il facilite la digestion, car il augmente les sécrétions enzymatiques salivaires, gastriques et intestinales.

Ainsi, lorsque nous sommes toujours en alerte, stressés, angoissés, surchargés de travail, sur le qui-vive, envahis par des tonnes de pensées, c’est notre système orthosympathique qui travaille en permanence ! Les enzymes qui doivent être secrétées pour assurer notre digestion ne sont donc pas sécrétées.

Il est donc primordial de comprendre qu’une personne stressée ne pourra pas voir ses troubles digestifs diminuer si elle n’apprend pas à se détendre en tout premier lieu.

Les exercices de relaxation ont une telle importance, que j’aurais pu les placer en tout premier lieu dans les conseils.

Concrètement, qu’est-ce qui peut aider à favoriser la détente, (et donc à l’activation du système nerveux parasympathique) ?

Tout ce que vous sentez qui est bon pour vous. Ne mangez jamais en étant stressé, angoissé ! Jamais ! Vous êtes sûre de mal digérer. Avant de manger, si vous ne vous sentez pas bien, offrez-vous toujours un moment pour vous et faites ce qui vous fait du bien :

Lisez un livre.

Prenez un bain ou une douche bien chaude.

Respirez des huiles essentielles à l’effet calmant. L’orange douce, la lavande fine et la verveine font des merveilles ! Vous pouvez les respirer en les mettant sur un mouchoir par exemple ou même en mettre une goutte sur chaque poignet !

[Attention, les huiles essentielles peuvent être parfois agressives. Celles-ci ont la réputation d’être particulièrement douces, mais testez-les dans le creux du coude avant de les appliquer pures sur la peau. Si votre peau réagit, diluez-les dans un peu d’huile végétale : huile de coco, amande douce ou avocat par exemple.]

Faites une marche.

Cuisinez.

Faites du yoga ! D’excellents cours sont disponibles sur YouTube gratuitement. Si cela vous ennuie, je vous conseille la plateforme YogiLab qui est excellente pour vous y initier.

Faites des exercices de cohérence cardiaque. Il s’agit d’une méthode de relaxation très efficace et qui demande 5 à 10 minutes de votre temps. Elle est basée sur des exercices de respiration qui ralentissent notre rythme cardiaque. Ainsi, cela stabilise notre état émotionnel et améliore son bien-être physique et psychique. Là encore, vous en trouverez plusieurs sur YouTube (ou en applications mobiles).

9️⃣ Limitez,voire supprimer gluten & produits laitiers



Comprenez que certains aliments sont susceptibles de provoquer plus de lésions que d’autres, plus de dégâts. Mais à quel niveau ? Au niveau de notre muqueuse intestinale qui en récolte les frais !

La muqueuse intestinale, qu’est-ce que c’est ?

C’est un tissu qui tapisse l’intérieur de notre intestin grêle et de notre côlon (gros intestin). La muqueuse intestinale est un immense filtre dont le rôle est de laisser passer les nutriments (vitamines, minéraux, acides aminés, acides gras…) et d’empêcher la pénétration de micro-organismes et composés toxiques. La paroi de l’intestin grêle est revêtue d’un épithélium très mince (0,04 mm). L’épithélium est une unique couche de cellules intestinales, appelées entérocytes qui assurent une fonction de protection, de barrière mécanique vis-à-vis du contenu de l’intestin.

Notre muqueuse est susceptible de s’abimer à cause de plusieurs facteurs aggravants : le stress, l’alcool, le tabac, l’alimentation délétère, les ondes électromagnétiques, la prise d’antibiotiques, etc.

Ainsi, en s’abimant, elle ne remplira plus correctement sa fonction d’assimilation, mais d’autres troubles digestifs vont apparaître (voir ceux cités ci-dessus). Notre muqueuse va surtout devenir perméable. Elle va s’ouvrir, alors que les cellules sont censées être bien serrées entre elles et jouer le rôle de filtre. En s’ouvrant, elle va laisser passer dans le milieu intérieur du corps des fragments nocifs.

Il a été prouvé que certains aliments dégradaient plus fortement que d’autres la muqueuse de nos intestins. Ainsi, le temps que la muqueuse de l’intestin cicatrise, il est préférable d’évincer momentanément tous les aliments qui ont une action négative sur cette dernière.

Quels sont-ils ?

L’alcool, le café, les épices fortes, le sucre industriel raffiné, les sauces grasses, les fritures, les fast-food, les excès de viande, de soja. Mais aussi le gluten et des produits laitiers principalement.

Pourquoi le gluten ?

Le gluten est une protéine, ou plus exactement un groupe de protéines, que l’on retrouve dans le blé (froment, kamut, épeautre et petit épeautre), le seigle, l’orge et l’avoine.

Tout d’abord, de nombreuses études ont prouvé que le gluten entraînait une inflammation de l’intestin grêle et avait des répercussions sur l’ensemble de notre corps.

De plus, il faut savoir que pendant 99,9% de son histoire, l’Homme a mangé sans gluten… et même sans céréales ! Le blé a été consommé pour la première fois il y a seulement 10 000 ans, lors des débuts de l’agriculture et de la culture des céréales. Rendez-vous compte à quel point ces 10 000 ans sont ridicules à l’échelle de l’humanité ? Si l’on en croit les scientifiques, l’Homme a commencé à évoluer il y a 3 millions d’années. 10 000 ans sur ces 3 millions d’années. Cela représente 0,3% de notre histoire. Pensez-vous que le microbiote humain a pu s’adapter en toute facilité à ce changement alimentaire brutal, quand pendant 99,9% du temps, l’organisme humain a été habitué à une alimentation à base de produits bruts & non inventés par l’homme ?

De plus, pour des soucis de productivité et de rendements de très nombreuses manipulations génétiques ont été réalisées sur le blé. Elles sont le fruit de techniques de génétiques avancées qui ne correspondent pas à de simples croisements entre deux plantes. En effet, les blés originels comptaient 14 chromosomes alors que les blés actuels en comptent… 42. En termes de comparaison, comprenez que chez l’homme, l’ajout d’un seul chromosome a des effets incommensurables (par exemple la trisomie 21). Alors imaginez ce qui peut se passer en multipliant un patrimoine génétique par 3.

Enfin, le gluten est une colle. Il relie entre elles les molécules du blé, de l’orge et de la plupart des autres céréales. D’ailleurs le terme « gluten » tient son origine du latin glutinum qui signifie lien, ou colle. Cette colle se dépose sur votre intestin grêle, qui, vous l’aurez compris, a une fonction d’assimilation.

S’il est recouvert d’une couche de colle, vous imaginez à quel point sa fonction d’assimilation des nutriments est compromise.


Pour ceux ayant une capacité digestive assez faible, c’est le gluten mais également les céréales de manière plus globale, qu’il vous faudra stopper.

Pourquoi ?

En naturopathie, on considère que les céréales ne sont pas physiologiquement prévues pour le corps humain. Composées de glucides complexes, elles peuvent être particulièrement difficiles à dégrader par le corps. En effet, les sucres complexes, dits aussi sucres lents, sont des chaînes de sucres simples. Pour qu’ils soient digérés le corps va devoir casser ces chaînes pour en faire des sucres simples, assimilables par le corps. Cela demande beaucoup d’enzymes digestives (de substances nécessaires à la digestion). Si la personne n’en n’a pas beaucoup, elle aura des difficultés à digérer les sucres complexes.

Par ailleurs, les fibres des céréales complètes peuvent être particulièrement irritantes pour les intestins sensibles.

Pourquoi les produits laitiers ?

Le lactose, aussi appelé “sucre du lait”, est le glucide principal que l’on trouve exclusivement dans le lait animal et dans les produits dérivés du lait. Pour que le lactose soit bien digéré, le lactose doit être digéré par une enzyme fabriquée par l’organisme, la lactase. Dès la naissance, le bébé est « équipé » de cette enzyme, mais au bout de la troisième année, âge naturel du sevrage chez les mammifères,  cette enzyme disparaît. Chez certains individus, la baisse de cette activité est plus prononcée, ils digèrent alors moins bien le lait à partir d’une certaine quantité.

Par ailleurs, nous sommes les seuls êtres vivants à consommer du lait d’une autre espèce. En effet, chaque espèce dans la nature, consomme du lait de sa maman et non pas d’une autre espèce (le veau de la vache, le poulain du cheval, etc.). Dites-vous bien que les hormones de croissance contenues dans le lait d’une vache est appropriée à la croissance d’un veau, et non pas d’un être humain (le gabarit est sensiblement différent quand même…).

De plus, selon le Pr David Khayat, chef du service de cancérologie à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière et auteur du livre Le vrai régime anti-cancer (éd. Odile Jacob) :

« Une consommation importante de produits laitiers augmente sensiblement, et de façon assez reproductible d’une étude à l’autre, le risque de cancer de la prostate ».

C’est l’avis également du Professeur Henri Joyeux, chirurgien, ex-médecin, cancérologue et conférencier.

Ne parlons même pas de l’invention de la pasteurisation et de la technique U.H.T. qui a servi à conserver le lait. Un lait mort, dont les bonnes bactéries ont été tuées par la (très haute) chaleur. Ce lait ne fermente plus il pourrit. C’est un lait impropre à la consommation.

Ensuite, évoquons la caséine. La caséine est une protéine comme le gluten. Elle est présente dans le tous les laits animaux (vache, brebis, chèvre) et elle colle, tout comme le gluten. D’ailleurs pour ceux qui font du bricolage, vous trouviez dans les quincailleries des colles à base de caséine !

Chez les personnes sensibles, ces protéines ne sont pas digérées convenablement et se transforment en substance dont la structure chimique est proche de celle des opiacés, comme la morphine et l’héroïne. De nombreuses études ont montré que les peptides (= assemblage d’acides aminés, en d’autres termes petite protéine si vous préférez) du gluten et de la caséine (à savoir les glutéomorphines et casomorphines) étaient présents dans l’urine des patients atteints de schizophrénie, d’autisme, de psychose, d’épilepsies, de mongolisme, de dépression et de maladies auto-immunes telle que la polyarthrite rhumatoïde. Il semblerait que ces opiacés traversent la barrière hémato encéphaliques et comme le fait la morphine ou l’héroïne et viennent se placer sur les récepteurs à opiacés (= les cellules réceptrices des drogues).

Vous avez dû remarquer combien il est difficile pour des personnes consommant beaucoup de produits laitiers et de pain, de s’en passer. C’est une drogue !

Enfin, parlons du fameux calcium vanté à tour de bras par les lobbies qui insistent : « si vous voulez votre calcium journalier, mangez 3 produits laitiers par jour ». Il faut savoir que le calcium contenu dans les produits laitiers n’est absorbé qu’à 40% par le corps humain, le reste part dans les selles. Le calcium contenu dans les légumes verts par contre (comme le chou kale, ou le brocoli) est absorbable à hauteur de 70%.

Je vous invite à aller creuser de vous-mêmes du côté de toutes les études qui ont prouvé que les produits laitiers favorisaient les douleurs articulaires et l’ostéoporose, (=maladie osseuse qui associe à la fois une diminution de la densité de l’os et des modifications de sa micro-architecture. L’os est plus fragile, moins résistant et, par conséquent, le risque de fracture augmente).

🔟 Mangez sans Fodmap(s)



Pour en savoir plus sur ce mode alimentaire très intéressant, utilisé afin de réduire les douleurs digestives, je vous renvoie vers mon article que j’ai rédigé qui se trouve ici (-clic!).


En conclusion, je rappellerai à quel point nous sommes tous uniques et que parfois faire appel à un thérapeute peut vous aider à y voir plus clair, à l’aide de points clés personnalisés selon votre terrain, vos problèmes.


Vous souhaitez faire un rééquilibrage alimentaire, ou vous avez un soucis de santé ? Je peux vous accompagner avec la naturopathie, à mon cabinet ou à distance, en téléconsultation, par téléphone / Skype / autres outils.

Cliquez ici pour en savoir plus !




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