Le jeûne, à la croisée des chemins, Fabien Moine

Le jeûne, à la croisée des chemins, Fabien Moine

Un documentaire édifiant !


Il y a quelques jours j’ai eu la chance d’être contactée par l’assistant de Fabien Moine.

Fabien Moine est un naturopathe hygiéniste que j’admire beaucoup et dont je visionne chaque vidéo sur YouTube.

Fabien est passionné par le jeûne et après en avoir encadré plusieurs, et lui-même suivi des dizaines, il  a décidé de se lancer dans la réalisation d’un documentaire autour de ce sujet.



Son but ?



Réaliser un travail journalistique neutre et objectif sur ce domaine très en vogue ces dernières années pour le démystifier et surtout démanteler les idées reçues.

« Tout le monde peut jeûner » « il est préférable de jeûner sans eau » « jeûner guérit tout » « nul besoin de faire une descente alimentaire », autant de phrases que l’on est susceptible d’entendre lorsque l’on s’intéresse au jeûne.

Le documentaire réalisé par Fabien Moine s’intitule « Le jeûne, à la croisée des chemins » et regroupe plusieurs spécialistes qui s’expriment autour de la problématique.

Par ailleurs, il offre la parole à quelques jeûneurs qui témoignent et délivrent leur expérience, bien souvent positive.

Ce film-documentaire, selon moi, s’inscrit dans la continuité de ce qu’il transmet à travers sa chaîne YouTube.
Il s’agit d’une extension à son métier d’éducateur de santé. Le fil conducteur restant la pédagogie et la transmission d’informations autour du fait que chacun est maître de sa santé et que le corps a une capacité à s’auto-guérir.

A une époque où les individus recherchent des règles et des vérités universelles, j’ai tout particulièrement apprécié l’approche non dogmatique de Fabien dans son documentaire.

Une approche, au final, naturopathique, de terrain.

Chaque personne est unique et émettre des généralités n’a jamais rien de bon.



Je vous invite à découvrir ce film sans plus tarder, en cliquant ci-dessous :

Documentaire  » Le jeûne, à la croisée des chemins »



La bande-annonce ? C’est par ici ➡️ 





Vous pouvez également découvrir son travail sur ses sites internet :



Son site webwww.nutrinamie.fr
Sa maison d’éditionwww.exuvie.fr
Sa chaîne Youtube : Fabien Moine – Exuvie



Interview de Fabien Moine

J’ai eu la chance de faire une interview de Fabien Moine au sujet de son documentaire, mais pas que.

Je vous retranscris notre échange ci-dessous.


Tout d’abord peux-tu te présenter en quelques mots ?


38 ans. Papa. Éducateur de santé, réalisateur et éditeur, professeur de naturopathie.
Franc comtois d’origine paysanne et ouvrière. Voyageur et sédentaire.



Comment l’idée de ce documentaire t’est-il venu ?


J’ai toujours eu une passion dévorante pour le jeûne.

Par ailleurs, je désirais, honorer le travail de Désiré Mérien que j’estime et admire. Mais également éviter le vol et l’usurpation de ses travaux.

Enfin, je tenais à réaliser un travail journalistique objectif sur le jeûne en France, qui n’avait jamais été fait auparavant, faire la lumière sur un sujet en vogue où il y a peu d’informations sérieuses.

Pour cela, j’ai fait appel à des professionnels afin qu’ils puissent transmettre des clés essentielles sans que je n’intervienne, pour que le documentaire reste le plus impartial/neutre possible.



Qu’est-ce qui te plaît le plus dans le jeûne ?


L’espace-temps qu’il créé, qu’il offre, la liberté qu’il procure à l’individu de s’y transformer physiologiquement, biologiquement, psychologiquement et spirituellement. Le côté anti-consommation total en rupture chaotique avec le système actuel.

Le jeûne c’est la vie et la puissance de vie à l’état pur, transcendée.

On vit sur ses ressources, libre, les sensations à fleur de peau, les sens affûtés, le corps et l’esprit légers, réactifs… Les masques et les peurs tombent. On s’y retrouve.

Ici, la détoxination apparaît très vulgaire et secondaire…



Comment définirais-tu ta vision du jeûne ?


Ma vision du jeûne est avant tout spirituelle. Je le vois comme un outil de transfiguration personnelle. Tout jeûne qui élude cette notion est un échec, quelque part.

On peut fuir son jeûne mais le jeûne que j’aime est celui qui renvoie aux profondeurs et problématiques de l’être, donc souvent de son intimité spirituelle, qu’à un moment donné il ne peut éluder.

Jeûner c’est s’enfouir à l’intérieur de soi et contacter à la fois ses tourments et sa lumière.



Tu parles souvent de Désiré Mérien parmi tes sources d’inspirations majeures, d’autres personnes ont-elles joué ce rôle ?


Bien sûr.

Je me suis intéressé à l’approche de Sleemy (Inde) et celle du Dr Tal Schaller. Il y a eu également Herbert Shelton et Albert Mosseri pour les défunts, mais aussi, dans une moindre mesure, Pierre-Valentin Marchesseau.

Je suis parti avec peu de références mais les bonnes je crois.



Quels sont les noms en naturopathie/hygiénisme qui t’ont le plus marqué/ inspiré / amené à changer ton point de vue ?



En premier lieu, je citerai Désiré Mérien et Herbert Shelton, puis dans un second temps André Passebecq et Christopher Vasey aussi.

D’autres m’ont inspiré comme TC Fry et John Tilden aux USA et Arnold Ehret en Allemagne.

En fait, ce sont plutôt des professionnels conventionnés qui ont davantage bouleversés ma vision : Dr Michel Furter (France/Suisse), Dr Upadaye (Inde), Daniel Henri (un kinésithérapeute, France), Jean Pélissier (kinésithérapeute /médecin chinois, France).

Mais aussi, beaucoup de guérisseurs et rebouteux. Maître Philippe de Lyon et les frères Durville m’ont marqué, même mort depuis un siècle. Ils m’ont plus fait vibrer que n’importe quel naturopathe contemporain.

Hiérarchiquement mes influences sont les guérisseurs traditionnels, les médecins, les hygiénistes et les naturopathes. J’aime les hommes de terrain, de pratique, qui touchent leurs patients… les chercheurs de l’ombre passionnés, les téméraires dévoués.



Combien de jeûne as-tu réalisé toi-même ? Parmi eux, quels sont les bienfaits majeurs dont tu as pu tirer ?



Je n’ai jamais compté… mais j’ai dû faire au moins une quarantaine de jeûne d’une semaine, plusieurs de deux et trois semaines (jamais au-delà).

Les effets bénéfiques se sont portés sur les maux de tête, les voies respiratoires, les problèmes de peaux, le stress, mais aussi les douleurs musculaires et articulaires.

En revanche, je n’ai jamais eu aucun effet pour mon genou droit en 10 ans de jeûne.



Enfin, à une époque où le jeûne se démocratise de plus en plus, quel est le principal conseil que tu aimerais donner à un novice afin d’éviter qu’il ne se perde dans le dédale des avis sur la Toile ?



Les gens qui parlent du jeûne sont nombreux. Ceux qui l’ont pratiqué moins. Ceux qui le pratique régulièrement et honnêtement encore moins et ceux qui ont encadré des jeunes à l’eau : une poignée. Je connais des auteurs et accompagnateurs de jeûne qui n’ont jamais jeûné : no comment.

Mon conseil est donc : discernement et prudence. Patience et information. Il ne s’agit pas de puiser dans le sensationnel mais dans la raison. Le sensationnel est alléchant mais n’est pas respectueux. Le prudent et développé est chiant, mais plus sécuritaire.

Donc, il s’agit de se poser les bonnes questions : pourquoi veut-ton jeûner ? Pour consommer du jeûne comme on prend une pilule ?

Cela nous ramène ainsi à la notion spirituelle : où en est-on dans son existence pour vouloir jeûner ?

Nous sommes dans une aire de communication, si ce n’est de publicité et de marketing. LA santé naturelle et le jeûne n’échappent pas à la règle.

Par exemple, en ce qui concerne le jeûne, la mode du jeûne sec s’inscrit ici : consommer, avoir plus de résultat en un nombre de jours restreints… en dehors de toute forme de raison. Jusqu’à à atteindre parfois un point critique, sans aucune écoute de son corps.



Le processus d’inversion énergétique fait-il souvent parti d’un jeûne ? Peux-tu expliquer en quelques mots de quoi il s’agit et en quoi il est-il nécessaire ?



Voilà une notion essentielle.

Nous avons deux notions clés en hygiénisme : la force vitale et la toxémie.

La force vitale c’est l’énergie qui régit le vivant. La toxémie celle qui l’empêche.

Digérer nous prend une très grande partie de notre énergie. Si on ne mange pas notre énergie va se diriger vers d’autres processus métaboliques. Comme le nettoyage cellulaire. Si en plus je ne bouge pas beaucoup et si je réfléchis peu : alors j’économise encore davantage d’énergie. Cette énergie qui devait aller à l’extérieur va aller à l’intérieur de mon système, vers les organes. Je vais donc inverser le courant de mon énergie du dehors vers le dedans (on peut y faire une analogie avec le spirituel).

La plupart des individus parlerons de « fatigue » : nous préférerons la notion d’énergie inversée en hygiénisme et assurant que nous avons beaucoup d’énergie mais qu’elle est inversée, vers nos organes en cours d’autolyse.


Magie merveilleuse !







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