Témoignage Régénération : cancer colorectal et SII

Témoignage Régénération : cancer colorectal et SII



Aujourd’hui, je laisse la parole à Chrystel Buard, également naturopathe et très bonne amie à moi, pour qu’elle puisse vous conter son histoire de régénération.
Vous pouvez retrouver l’ensemble de ses prestations sur son site internet :
Site internet de Chrystel Buard, naturopathe (-clic!)



Bonjour Chrystel, peux-tu te présenter ?

Je suis Chrystel, Naturopathe, 49 ans, émerveillée par le Vivant, la puissance de la Vie et par le Cœur du Monde . Mon histoire ne me prédispose pas tout de suite à prendre cette belle « Voie de la Nature », elle débute d’abord avec l’expérience de la dégénérescence.



Quelles ont été tes problématiques de santé ?

Peux-tu me raconter ton parcours lié à ces dernières ?


Tout a un commencement (et la dégradation de mon terrain aussi!)


28 ans : Maladie de Basedow (hyperthyroïdie) et ce jusqu’à 35 ans, 2 rechutes se succèdent avec longue prise d’immunosuppresseurs à haute dose. Une psychothérapie émotionnelle me permettra une véritable compréhension de ma problématique et je ferai l’expérience d’une rémission totale, radicale mais là n’est pas le sujet car même si cela fût édifiant, il n’en reste pas moins que mon terrain continue de s’altérer au fil du temps, mon alimentation (issue d’un potager, certes, mais trop cuite, trop riche en gluten, lactose, sucres raffinés, produits transformés) et mon hygiène de vie (stress et sédentarité pour faire court) n’ont pas pu améliorer la surcharge humorale (encrassement du milieu intérieur entre les résidus médicamenteux et le reste), le corps ne tarde pas à lancer un nouvel appel de détresse, ailleurs…


41 ans : Un frottis cervico-vaginal révèle des cellules malpighiennes de bas grade puis de haut grade pour finir avec une conisation (intervention pour retirer des lésions, les dysplasies cervicales, pouvant évoluer vers un cancer du col de l’utérus).


De 41 ans à 43 ans : Je nomme un nouvel invité à la fête des symptômes : le Syndrome du Côlon Irritable . Ces « mots » là sont vaguement posés (en vérité les examens médicaux : scanner et échographie sont sans anomalie, juste un petit épaississement du sigmoïde).

En revanche il y a d’autres « maux » que je peux valider : digestion très difficile voir impossible certains jours, fortes douleurs intestinales, inflammations, irritations permanentes, violents malaises imprévisibles avec fièvre et malaise vagal qui m’alitent totalement 24 h durant, m’épuisent littéralement et m’obligent à quitter mon lieu de travail en urgence). Je passe alors 2 années d’errance et souffre de pas moins de 730 maux de ventre aussi, avant de me résigner à penser que je dois apprendre à vivre ainsi. Quand une coloscopie sonne le glas.

43 ans : cancer colorectal : 6 heures d’opération, 60 centimètres de tuyauterie en moins : bye bye sigmoïde (dernier segment du côlon, précédant le rectum), iléon (partie de l’intestin grêle) et comme la tumeur est très importante et a beaucoup d’adhérences, hystérectomie aussi! (adieu la matrice). Comme le dit l’expression populaire : « ça commence à sentir le sapin », et ce n’est pas celui de Noël ! (la dérision est mon alliée en toute circonstance 🙂 )
Dans ce contexte d’urgence, les chirurgiens sont des orfèvres et j’ai eu la chance de tomber sur une pépite au grand coeur. Puis une bonne fée (la vie!) s’est vraiment penchée sur mon lit d’hôpital, car je vous épargne les complications post opératoire, les retours au bloc et l’échappée belle de la poche transitoire. Ensuite, à ma sortie sans sigmoïde, coté accompagnement alimentaire, c’est le trou noir.

Le corps médical ne me dit qu’une seule phrase pour guide errant :

« Si vous parvenez à remanger des fruits et des légumes vous aurez de la chance. Vos selles seront désormais fragmentées, éviter d’avoir la diarrhée ».

Voilà, bon vent !

44 ans : après 6 mois de rouleau compresseur chimique, je ne peux même plus soulever un trombone. Et un beau jour, ma vie switche complétement : une amie m’envoie une vidéo de Thierry Casanovas sur l’aloe vera (la première parmi de nombreuses autres). A partir de là plus rien ne m’arrêtera sur le chemin de la régénération! Merci Thierry ! Et merci à cet amie !
J’achète un extracteur de jus sur-le-champ, je commence à boire des jus de légumes frais tous les jours (500/600ml par jour, voire 1 litre en été, grâce à l’abondance du magnifique jardin de mon père. Je consomme du gel d’aloe vera à partir de la feuille, immédiatement aussi. Le cru s’installe dans mon assiette chaque jour un peu plus et très naturellement, avec un plaisir plus qu’évident et comme si toutes les cellules le réclamaient avidement, depuis si longtemps ! Très vite, mon transit se régule même s’il reste parfois encore un peu accéléré.


Le paradis digestif s’installe très rapidement et durablement. Je n’en reviens pas moi-même. A partir de ce moment-là, je ressens que mon corps ne tolérera plus aucune molécule chimique dans son antre. Me voilà de retour à la vraie Vie! Le processus de régénération oeuvre magnifiquement, je reprends de l’énergie, ma joie d’être déborde comme une coupe de renouveau!

Je ne me suis jamais senti aussi bien de toute ma vie. En tant que neuro-arthritique mon système nerveux a tout de même pris très cher dans cette histoire et je dois bien respecter des temps de repos nécessaires à la régénération en cours, sans quoi mon corps me rappelle à l’ordre immédiatement. Et le moindre stress ou tension nerveuse se libèrent dans les toilettes!


En revanche, les neuropathies périphériques handicapantes (petite paralysie des mains) dues aux effets iatrogènes de la chimie disparaissent en 3 mois de jus, elles ne reviendront que très légèrement et uniquement les hivers froids des années suivantes).


A l’époque, je mange encore du pain (au petit épeautre), quelques fromages de chèvre au lait cru aussi, des repas culinaires, familiaux, amicaux quelques fois aussi, mon ajustement alimentaire est un chemin…
Je rencontre le jeûne sec de temps en temps (2/3 jours maximum, les faibles réserves minérales de mon tempérament nerveux/bilieux ne me permettent pas davantage, je le sais et le ressens surtout), en revanche je fais de mon amant le Jeûne intermittent.


Mes amis, ma famille, tous les gens autour de moi me disent que j’ai une mine superbe, ils n’en reviennent pas de cette magie qui opère, c’est alors tellement encourageant et révélateur de la force du vivant.

Au bout de 3 mois, un rêve d’Asie se concrétise, je pars en Thaïlande faire une cure de soleil, de bains de mer, d’eau de coco, de mangues, de massages et de gratitude ! Je crois que sur l’île de Koh Samui je frôle ce parfait équilibre qui a le goût du Bonheur Absolu et de la Pleine Santé..
Puis, je rentre chez moi et les jus recoulent à flot à mon retour et de manière quotidienne pendant 3 ans sans relâche.
Il n’y a pas un jour qui passe sans : aloe vera + jeûne intermittent + exposition au soleil le plus souvent possible.

Jus, jeûne, aloe vera, soleil : ce pourrait être les 4 piliers principaux de ma santé. Avec un véritable engagement dans la relation à soi-même : Amour et Douceur sont de rigueur aussi.


47 ans : et..700 litres de jus de légumes plus tard, la coloscopie de contrôle est impeccable, les tuyauteries
sont comme neuves, le gastro-entérologue s’en étonne, et les nombreux scanners de contrôle passés ne
présentent aucune anomalie. Vive les micronutriments et l’extase des saveurs d’une datte, d’un kaki, d’une
figue, d’un avocat et d’une patate douce (petit clin d’oeil à Manon).

49 ans : Je continue de célébrer la vie plus que jamais dans mon assiette.
Je ne mange quasiment que des fruits et des légumes et j’arrive à produire des selles parfaites ou presque la
plupart du temps (type 4 et 3 sur le tableau référence des selles), un véritable avènement ! Mon énergie vitale aujourd’hui dépasse largement celle de mes 28 ans ! Je ne suis pas une super Woman, j’ai mes forces et mes faiblesses, mes doutes et mes espoirs, mes peurs et mes désirs comme tout un chacun et j’ai 49 ans d’histoire cellulaire aussi.

Cependant, j’ai fait une très belle expérience de Vie avec ce cancer, un plan de transformation s’est ouvert à moi. Il me semble que ma conscience a saisi cette chance de grandir. Les médecins parlent souvent de Rémission, en ce qui me concerne je parlerai surtout de nouvelle mission de vie (re-mission) avec la naturopathie en guise de métier aujourd’hui. Ma vie a repris du sens et son « bon » sens. Le cancer a été ce tremplin et mon assiette en a réveillé son levain. J’aime à dire que mon alimentation (vivante) n’est que rigueur heureuse, elle est une ascension de bien-être chaque jour.


Il y a une citation qui dit :

« Chaque jour est le premier jour, chaque jour la vie commence ».
Donc, tout est possible en permanence pour oser sa régénération. Je continue à essayer d’écouter mes vrais besoins, on ne triche pas avec la Nature, ni avec Sa nature, on a que l’obligation de la respecter le plus possible pour mieux l’aimer, pour mieux s’aimer. Et de toute façon, je crois que nous pouvons tous rester très humble devant Sa Magnificence.

Je finirai par cette belle citation de Gary Synder, un poète américain :

« La nature n’est pas un endroit à visiter, c’est chez Vous »

Alors si je puis dire, confinez-Vous dans votre Saint des Saints, dans votre verger surabondant, à la Source du grand Tout, abreuvez-vous de cet Amour du vivant (et de ses capacités extraordinaire d’auto-guérison du corps, du coeur de l’esprit et de l’âme) pour la création d’ une existence nourrissante, simple et heureuse.


Merci Chrystel pour ce magnifique témoignage❤️.

« Ils ne savaient pas que c’était impossible alors ils l’ont fait »
Mark Twain





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