Étiquette : naturopathie

Les combinaisons alimentaires

Les combinaisons alimentaires



Deux camps s’affrontent




Encore un point sur lequel personne n’est d’accord en nutrition.

Certains expliquent qu’il faut absolument dissocier certaines catégories d’aliments, car certains aliments sont incompatibles entre eux. Les mélanger sous entend mal digérer et donc mal assimiler les nutriments de son bol alimentaire.

D’autres, au contraire, clament que l’on peut tout combiner allègrement, sans se soucier des catégories d’aliments. Pour eux, les dissociations alimentaires engendrent des carences.

Plongeons un peu en profondeur sur ce sujet épineux.

Le régime dissocié



L’𝗮𝗹𝗶𝗺𝗲𝗻𝘁𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗶𝘀𝘀𝗼𝗰𝗶𝗲́𝗲 ou 𝗿𝗲́𝗴𝗶𝗺𝗲 𝗱𝗶𝘀𝘀𝗼𝗰𝗶𝗲́ ou 𝗥𝗲́𝗴𝗶𝗺𝗲 𝗦𝗵𝗲𝗹𝘁𝗼𝗻 est une pratique alimentaire consistant à ne pas mélanger tous les aliments au sein du même repas. Comme le disait Hippocrate, certains aliments se font la guerre dans le tube digestif.

En d’autres termes, ils ne sont pas compatibles entre eux et les mélanger lors d’un seul et même repas entraine des désordres digestifs.

Quels sont les aliments à mélanger ou non ?



Règle numéro 1 

Toujours consommer les fruits en dehors des repas, soit minimum 4 heures après ou 45 minutes avant. Certains fruits doivent être consommés seuls : la pastèque et le melon par exemple qui ne mélangent pas avec d’autres fruits ni avec un quelconque autre aliment.

Si vous mangez vos fruits à la fin du repas, comme la plupart des gens sont habitués à le faire, cela va troubler la digestion du fruit . Les aliments pris pendant le repas (légumes, céréales ou autres) sont toujours digérés dans un premier temps dans l’estomac. Si vous mangez un fruit derrière, le fruit va rester bloqué plusieurs heures dans l’estomac en attendant que le reste du bol alimentaire continue sa digestion. Comme le fruit n’est pas censé rester dans l’estomac aussi longtemps, il fermentera et libérera du sucre puis de l’alcool. Ce phénomène s’appelle la fermentation.

Le fruit peut être mangé à la fin d’un repas s’il est cuit, sous forme de compotes par exemple. En effet, la cuisson détruit les enzymes du fruit, ce qui évite alors cette fermentation.


Règle numéro 2 

Combiner les féculents avec des légumes verts, mais ne combinez jamais protéines et féculents ensemble. Pourquoi ? l’amidon présent dans les céréales, demande un pH relativement basique dans l’estomac,  pour être digéré, de l’ordre de 5,5. Tandis que la protéine demande un pH très acide dans l’estomac pour être digéré, 2,5 environ. Ainsi, mélanger un aliment qui demande un pH à 2,5 pour être digéré avec un amidon qui nécessite un pH à 5,5 déclenchera une réponse d’un pH moyen de l’estomac (vers 4) qui fera que ni l’un ni l’autre ne sera correctement digéré. Les amidons vont alors fermenter et les protéines se putréfier.


Règle numéro 3 

Combiner les protéines avec des légumes verts uniquement, selon le même principe décrit ci-dessus.


Règle numéro 4 

Le miel est un aliment qui se consomme seul ou dans une tisane. Il peut être compatible également avec les fruits, ou quelques produits laitiers.


Règle numéro 5

Les crudités se mangent au début des repas.


Dois-je le pratiquer ?




Si vous n’avez pas de troubles digestifs, que vous êtes un grand sportif, ou que vous êtes quelqu’un d’actif, vous n’êtes pas obligé d’opter pour cette forme stricte du régime associé.

En revanche, si vous avez de gros troubles digestifs, l’alimentation dissociée revête tout son intérêt.


Les risques ?




Le seul risque qu’il peut y avoir avec cette forme d’alimentation est de se retrouver en sous-calorie journalière.

En effet, Herbert Shelton conseillait alors d’articuler sa journée alimentaire comme suit :

Petit-déjeuner : fruits frais

Déjeuner : amidon (patates douces, pomme de terre ou céréales) + légumes verts

Soir : protéines (poisson blanc par exemple) + légumes verts

On comprend vite pourquoi cette forme d’alimentation finit par engendrer des troubles de santé.

Une telle journée alimentaire organisée de la sorte va engendrer un total calorique de 800 calories environ.

Alors que pour pouvoir mener à bien tous les processus inhérents au fonctionnement hormonal, le corps a besoin d’environ 1100-1200 calories journalières au minimum (pour une femme j’entends).

Etre en-dessous de ce seuil c’est forcément ralentir tous les processus métaboliques… et aller droit vers l’arrêt du système hormonal, l’arrêt des menstruations chez la femme, la chute de la libido, la fatigue chronique, la frilosité.

En revanche, si vous expérimentez un régime dissocié avec une certaine densité calorique il y a peu de chances que ces troubles apparaissent.

Il s’agit alors :

Au petit-déjeuner : de choisir des fruits frais assez caloriques, comme le kaki, la poire, la banane et d’en consommer en belles quantités. Voire même de s’organiser un snack de fruits, vers 11 heures, en sus.

Au repas du midi, on ne lésine pas sur la quantité d’amidons pour s’offrir une belle quantité de glucides et de calories.

On peut aussi remanger vers 17h quelques fruits, voire quelques fruits séchés (dattes, figues)

Avec une telle version normalement le régime dissocié se tient plutôt bien.


Petit plus scientifique ?

Certains avancent le fait que les protéines non accompagnées de féculents ou céréales, au cours du même repas, créent une problématique d’assimilation des acides aminés.

Pourquoi cela ?

Car, ils disent que pour que les protéines, les glucides et les lipides pénètrent au niveau cellulaire, il faut la présence de l’insuline, qui permet à ces nutriments de pénétrer au niveau cellulaire. Pour eux, l’insuline n’est sécrétée qu’en présence de glucides ou de féculents, mais c’est faux ! Lorsque l’on consomme de la protéine l’insuline est également sécrétée !

Par ailleurs, ils partent du principe que si l’on ne mange que protéines + légumes, il n’y aura pas de glucides associés à la protéine, ce qui engendrera cette faible sécrétion d’insuline.

Pour eux, en cas d’absence de sucres lents de type féculents au cours d’un repas, la sécrétion d’insuline sera trop faible et la pénétration cellulaire des acides aminés, des sucres et des graisses sera, du coup, elle aussi, réduite.

Mais c’est doublement faux, car dans le brocoli, les épinards, la carotte, la tomate, etc. il y a également des glucides !

Ils expliquent que le pancréas va alors sécréter en grande quantité du glucagon (une hormone hyperglycémiante) antagoniste à l’insuline (hormone hypoglycémiante).

Au contact du glucagon, le foie va transformer les lipides et les protéines en glucose grâce au processus de néoglucogenèse. Par conséquent, même s’il y a apport protéique l’organisme souffrira d’une potentielle carence en acides aminés, du fait d’un manque d’assimilation.

Cette explication ne fait pas de sens, car dès que vous avez un apport de protéines dans votre repas, notamment animale, l’insuline augmente. Ce n’est pas le glucagon qui est sécrété, mais bel et bien l’insuline. D’autant plus s’il y a une belle assiette de légumes à côté qui comportent des glucides.

Pour moi, la seule raison pour laquelle ce mode alimentaire échoue est la réduction calorique qui s’opère, mais également des macro-nutriments, glucides, lipides, protéines.

Vous avez certains sportifs de hauts niveaux comme Myriam et Jacky Boisset, qui mangent entièrement dissocié, et ils font partie des meilleurs performeurs d’ultra-trail du monde.

Si vous voyez la musculature de ces deux sportifs vous ne pensez pas qu’il y a une quelconque carence en acides aminés / protéines.

Une forme plus douce d’alimentation dissociée ?




Il existe des protéines « fortes » et des protéines « faibles »

(Le terme « fort » ou « faible » étant lié à la concentration de protéines de l’aliment).

Il existe aussi des amidons forts et des amidons faibles (Le terme « fort » ou « faible » étant lié à la concentration d’amidon de l’aliment, ou au mode préparation)

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🍗🐟 Protéines fortes : viandes, poissons, volailles, coquillages, crustacés, œufs, fromages à pâte dure comme le comté, le parmesan, etc.

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🐐 Protéines faibles (végétales ou animales) : soja, lentilles, pois chiches, haricots (rouges, blancs,…), champignons, algues, amandes, noisettes, sésame, avocat (également fruit gras)… yaourts, fromages blancs, caillés, chèvres ou brebis frais, petits suisses, ricotta etc.

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🌾Amidons forts (ou farineux forts) : toutes les céréales : pâtes, pain, blé, semoule, riz, épeautre, orge, seigle, sarrasin, millet, amarante, maïs, avoine, etc.

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🥔 Amidons faibles (ou farineux faibles) : potimarrons, potirons, panais, butternut, pommes de terre, patates douces, châtaignes, carotte, etc.

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☝🏻 Pour bien digérer et simplifier le régime dissocié « Shelton » :

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– Vous pouvez mélanger protéine forte et amidon faible, par exemple 2 œufs avec des patates douces.

– Manger une seule protéine à la fois (viande, poisson, œuf, légumineuse…)

– Manger une seule céréale à la fois (riz, blé, quinoa, sarrasin…)

– évitez les mélanges donc de deux protéines comme poisson + œufs, ou les mélanges de deux glucides : riz + pomme de terre par exemple.





Vous souhaitez faire un rééquilibrage alimentaire, ou vous avez un soucis de santé ? Je peux vous accompagner avec la naturopathie, à mon cabinet ou à distance, en téléconsultation, par téléphone / Skype / autres outils.

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Comment se soigner pendant la saison froide avec les plantes ?

Comment se soigner pendant la saison froide avec les plantes ?

Avec les températures qui chutent et l’Hiver qui approche à grands pas, il y a de plus en plus de gens autour de nous qui tombent malades. Beaucoup pense, souvent, et à tort, que ceci inéluctable. Pourtant, à chaque hiver, il y a certaines personnes 

Une rentrée 2020 en pleine forme avec la naturopathie

Une rentrée 2020 en pleine forme avec la naturopathie



Les vacances sont terminées et le rythme ne va pas tarder à s’intensifier avec la rentrée qui pointe le bout de son nez.

Adieu grasses matinées, journées au soleil à lézarder, les soirées qui s’étirent, les matinées à la plage.

Comment reprendre des journées intenses et bien chargées sans perdre les bénéfices accumulés du repos estival ?

Voici quelques conseils pour vous aider à repartir du bon pied !



1️⃣ L’alimentation



Opter pour une alimentation pleine de vie et de couleurs :

– Glisser dans votre journée autant de fruits que vous le voulez, autant que besoin. Ils sont excellents pour la santé et vous apporteront des vitamines et minéraux qui permettront à votre corps de mieux fonctionner ! Les fruits bios et de saison seront à privilégier.

Opter pour un maximum d’aliments revitalisants si votre tube digestif les supporte : crudités, jus de légumes, graines germées, légumes.

Pour les légumes cuits, privilégiez une cuisson à la vapeur douce : les précieux micronutriments seront conservés au maximum. Vitaliseur de Marion, cuisson au wok à l’huile de coco seront les meilleurs modes.

Limitez la consommation d’excitants : alcool, tabac, café… et même le thé !
Ils sont tous considérés en naturopathie comme des dévitalisants et déminéralisants : ils obligent le corps à aller puiser dans ses réserves de demain, en terme énergétique, et ils font fuir certaines vitamines/minéraux du corps : vitamine c et magnésium notamment.

Ils peuvent occasionner des brûlures d’estomac, des palpitations, altérer la qualité de votre sommeil, vous acidifier.

Consommer suffisamment de glucides ! Ne foncez pas tête baissée dans un nouveau régime à la mode qui induit souvent une restriction glucidique. Les glucides sont ESSENTIELS à un métabolisme en bonne santé et à une vitalité au top !

2️⃣ Le sommeil



Le sommeil joue un rôle clé et capital dans la régénération et la vitalité !

Or il est possible que, durant les vacances, le rythme de sommeil ait été complètement décalé : coucher et lever tardifs. Essayer de vous reprogrammer, en avançant chaque soir votre coucher de 15 minutes, jusqu’à atteint une heure idéale de coucher : au maximum 23 heures.

Surtout, écoutez-vous ! Si vos yeux piquent à 22 heures et que vous vous sentez lourd, n’hésitez pas à vous mettre au lit, malgré l’heure avancée !

Comment faire pour trouver le sommeil facilement ?

1 – évitez les excitants, thé, café, chocolat cru, et alcool.
2 – Manger un repas le soir riche en glucides : ces derniers favorisent l’endormissement, car ils induisent l’apport de tryptophane précurseur de l’hormone de la mélatonine, hormone du sommeil.
3 – Les bourgeons de tilleul et de figuier en gemmothérapie peuvent aider à calmer les esprit trop agités et à trouver le sommeil rapidement.
4 – La Fleur de Bach Marronnier blanc, pour ceux qui ont un petit vélo dans la tête peut également aider à débrancher le mental en surchauffe
5 – Aérer votre chambre avant d’aller vous endormir pour dormir dans un environnement frais et plus pur.
6 – Faites de la cohérence cardiaque pour vous endormir.
Exercice de cohérence cardiaque – clic !
7 – Équipez-vous de l’appareil My Morphee pour glisser en un rien de temps dans le sommeil : (code « manonmorphee10 » pour bénéficier de -10% à l’achat)
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3️⃣ Les cures éventuelles



Si on se sent vraiment fatigué avant même de reprendre le chemin de la rentrée, on peut faire appel au super pouvoir des plantes pour nous aider !

1 – Les plantes adaptogènes sont idéales pour cela : elles permettent d’augmenter et d’améliorer notre résistance aux stress, d’augmenter nos performances physique, l’endurance et enfin, elles stimulent l’immunité.
Eleuthérocope, rhodiola, ashwaganda, etc.

2 – Faites une cure de magnésium, lié à de la B6 et de la taurine pour augmenter son assimilation. Le magnésium Dstress au laboratoire Synergia (pharmacie) est de très bonne qualité !



4️⃣ L’huile essentielle d’épinette noire


En cas de fatigue, cette huile essentielle est l’arme qu’il vous faut.

Elle est à diluer avec un peu d’huile végétale et à appliquer au niveau des glandes surrénales. Ce sont elles qui sont responsables de notre énergie en libérant cortisol et adrénaline (hormones de l’énergie).

Massez vous avec 2 gouttes d’huile essentielle diluées dans l’huile végétale. Mimétique du cortisol, elle a un effet stimulant et tonifiant.



5️⃣ Faites du sport et oxygénez-vous !



L’exercice physique est un outil à ne pas négliger.

Et si vous profitiez de la rentrée pour choisir une nouvelle activité qui vous intéresse ? Running, danse, yoga, crossfit, pilate ?

La vie c’est le mouvement, donc autant favoriser les processus d’échanges cellulaires et d’oxygénation du corps grâce au sport.

Si vous n’aimez pas le sport, marchez au moins ! Vous pouvez choisir d’aller au travail en vélo ou à pieds.

Quoiqu’il en soit opter pour un exercice physique de temps en temps qui vous fait transpirer ! Cela favorise l’élimination des déchets de l’organisme par le foie ou la peau, tout en apportant un lâcher-prise efficace contre le stress.


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Aménorrhée, absence de règles, SPM, SOPK & naturopathie

Aménorrhée, absence de règles, SPM, SOPK & naturopathie



Le cycle menstruel d’une femme peut facilement se dérégler au cours de sa vie. Une perte de poids, des émotions contrariantes, une alimentation inadéquate et les règles sont perturbées…

Plusieurs symptômes peuvent alors apparaître : aménorrhées (cycles absents plusieurs mois), troubles de l’ovulation, syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), endométriose….

La naturopathie peut être très efficace pour réguler certains d’entres eux. En effet, la micronutrition peut venir rééquilibrer ces désordres qui parfois proviennent de carences de micronutriments.

Les différents troubles féminins


Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK)



Ce syndrome est également appelé Syndrome des ovaires polykystiques ou syndrome de Stein Leventhal.

Quels sont les signes ?

=> Accumulation de petits kystes (en réalité des follicules ovariens) dans les ovaires visibles à l’échographie.

=> aménorrhée et dysovulation: cycles irréguliers, avec absence de règles, ou cycles très longs (35 jours voire plus)

=> le déséquilibre hormonal : excès d’androgènes (hormones mâles).

=> acné au niveau du menton et des joues

Pas systématique :

– pilosité excessive (dû à un excès d’androgènes)

– prise de poids et une difficulté à en perdre

– résistance à l’insuline

– fatigue, sautes d’humeur



2. Le syndrome prémenstruel (SPM)



Ce syndrome regroupe tous les symptômes que l’on peut ressentir avant l’arrivée des règles et pendant les premiers jours.

Selon les personnes ils sont ressentis plus ou moins violemment.

Les voici :

– Maux de ventre

– Mastose : douleurs mammaires

– Acné

– Troubles du transit

– Appétit augmenté

– Pulsion de sucres

– Rétention d’eau

– Migraines

– Gonflements

– Prise de poids

– Troubles de l’humeur, irritabilité

Ce syndrome est lié à l’état digestif, l’éventuel présence de candidose, une alimentation pro-inflammatoire et stagnante, un déséquilibre de la balance acido-basique.


3. Aménorrhée (absence de règles)



Je suis beaucoup de femmes en consultation de naturopathie qui n’ont plus leur règle.

Les causes sont nombreuses et variées : perte de poids trop brutal, alimentation non équilibrée générant des carences (souvent le gras a été retiré, ou les protéines manquent cruellement au système hormonal), carences vitaminiques.

Il suffit souvent de rééquilibrer l’alimentation et les règles réapparaissent. Par ailleurs, un sous poids peut engendrer aussi une absence de règles.

Cependant, parfois cela peut être plus compliqué.

Si la personne a une dysbiose / candidose / SIBO / un intestin poreux (hyperperméabilité intestinale), en bref des troubles digestifs, elle va très mal absorber les nutriments et elle aura beau apporter tout ce qu’il faut d’un point de vue théorique, le corps ne l’assimilera pas.

Des fois, un stress chronique peut aussi bloquer l’ovulation.


Micronutrition et bilans nutritionnels

Je vais tâcher de présenter ici un article complet de tous les oligo-éléments et vitamines dont le corps a absolument besoin pour un système hormonal en bonne santé.

Nombreux sont ceux, dans notre société moderne qui sont complètement négligé.

#1 L’iode

L’iode est un oligo-élément indispensable à la bonne santé de la thyroïde. Elle permet la synthèse des hormones thyroïdiennes qui contribuent à la régulation du cycle, à l’ovulation et la maturation des follicules ovariens.

La carence en iode est très fréquente, car l’on consomme peu aujourd’hui des aliments qui en contiennent. Outre les irrégularités des cycles, les carences en iode vont jouer sur un tas d’autres fonctions : la régulation du poids, la frilosité, le métabolisme de base, la fatigue…

Quel bilan peut-on réaliser pour détecter une carence en iode ?

L’iodurie ou iode urinaire.


Quels aliments contiennent de l’iode ?

– Les fruits de mer
– Les algues comme le wakamé, la nori ou la dulse. Vous en avez d’extrêmement bonne qualité sur le site biovie (-clic!)


#2 Les oméga 3

Les oméga 3 sont d’une importance capitale et malheureusement nous sommes souvent carencés en oméga-3.

Ce type de matière grasse joue un rôle anti-inflammatoire, permet la souplesse de nos membranes cellulaires, et ainsi un meilleur échange entre les cellules.

Ils contribuent à la qualité de l’ovule.


#3 Les omega-6 (gla et dgla)



On parle souvent de l’huile de bourrache et d’onagre dans le cadre de cycles déréglés, car elles apportent de précieux oméga-6 de type gla et dgla.

On entend souvent dans les milieux de santé alternatifs, que les oméga 6 sont pro inflammatoires et donc mauvais. Ce raccourci est un peu simpliste, car certains types d’oméga 6 le sont et d’autres non, bien au contraire.

C’est le cas des oméga-6 gla et dgla qui sont anti-inflammatoires.

Elles peuvent être utiles de manière symptomatiques, dans un premier temps pour diminuer les douleurs avant les règles, ainsi que les migraines.

On peut être carencé en Gla et Dgla si nous sommes carencés en fer, ou cofacteurs vitaminiques , ou si nous ne produisons pas certains enzymes.


#4 L’ homocystéinémie et les vitamines du groupe B



Il est nécessaire également de prendre en compte le taux d’homocystéine, qui, s’il est élevé, signera alors une mauvaise détoxication hépatique,, des troubles de l’humeur, troubles du sommeil, migraines et irrégularité du cycle.



#5 Le fer



Il y a souvent carence en fer lorsque les règles sont absentes.

L’anémie est souvent synonyme d’inflammation de bas grade (de bas bruit, silencieuse, qui ne s’exprime pas forcément).

Quand une inflammation de bas grade est présente, le fer n’est pas absorbé par les entérocytes (cellules intestinales).

Ce pourquoi un rééquilibrage de la flore intestinale est primordial pour bien absorber tous les nutriments à nouveau.

Ainsi que l’apport de viandes / abats si nécessaires pour remonter les taux urgemment (le végétalisme ne réussit pas à tout le monde!)

Le fer est primordial à l’élaboration des neurotransmetteurs (régulation du sommeil sautes, humeurs, appétit…) aux hormones et à la détoxication hépatique.

Si une personne a des règles abondantes, elle devra faire encore plus attention à son taux de fer.



#6 La vitamine D3


J’aurais pu placer cette vitamine tout en haut tant elle a de rôles et d’importance. Elle permet la minéralisation osseuse (c’est une protéine de transport), elle vient resserrer les jonctions serrées de l’intestin, elle permet aussi une meilleure régularité des cycles menstruels.


Ne jamais prendre une vitamine d en ampoules en fortes doses. Il est mille fois plus recommandé de prendre la Vitamine D3, en gouttes, au long cours pour remonter durablement les taux.  


 

#7 L’ hémoglobine glyquée



On note souvent en cas d’ovaires polykystiques, l’insuline qui ne parvient plus à faire rentrer du sucre dans les cellules. On appelle cela l’insulino-résistance.

Ainsi, le sucre stagne dans le sang et va se combiner à certaines protéines, comme l’hémoglobine, ce qui va créer de l’hémoglobine glyquée.

Il faudra donc travailler sur la sensibilité des récepteurs à l’insuline par des techniques naturelles : chrome, jeûne intermittent, etc.



#8 Le candida albicans / SIBO



Le candida albicans ou le SIBO (Sur prolifération de bactéries dans l’intestin grêle) engendrent des conséquences sur le cycle menstruel, étant donné que cela génère des carences nutritionnelles qui impactent les règles.

Sans oublier que le candida albican peut traverser la barrière hématoencéphalique et prendre le post de contrôle du cerveau, et influencer ainsi la synthèse des neurotransmetteurs (dopamine / sérotonine). Cela engendre un déséquilibre dans nos émotions / bien-être qui pousse à consommer toujours plus de sucres.


Conseils naturopathie / hygiénisme.

# 1 Avoir un bon sommeil


Le sommeil a une importance fondamentale dans la régularité des cycles.

Pour l’améliorer naturellement rien de mieux que de rééduquer notre glande pinéale à la lumière naturelle, et couper la lumière bleu de nos téléphones / tablettes au moins 1 heure avant notre coucher.

Certaines plantes, comme la griffonia, la rhodiole, et le magnésium peuvent également aider à la production de mélatonine.


#2. Mieux réguler les cycles avec la chrononutrition



La chrononutrition vient aider pour retrouver un cycle de sérotonine / dopamine normal.

On conseille de manger du bon gras & des protéines le matin, des protéines le midi, un peu de fruits à 17h, et des farineux (patates douces, panais) le soir.

Evidemment, le repas du soir est à prendre en petites quantités.


#3. La gestion de ses émotions



Il est certain que la sphère émotionnelle peut impacter notre cycle menstruel.

Il faudra apprendre à se détendre : marche, sport, pensées positives, méditation, yoga, pilate, etc.


#4 Bien respirer



La respiration permet de diminuer les taux de cortisol, rééquilibrer certaines fonctions de l’organisme, faire travailler l’émonctoire poumons et ainsi alcaliniser le corps.

La cohérence cardiaque, la respiration Wim Hof, le Pranayama sont autant d’exercices très efficaces pour se reconnecter à soi.

#5. Une monodiète / une journée de jus par semaine



Le repos digestif amène une multitude de bienfaits.

Faire, par exemple, une journée de jus par semaine, ou une monodiète, va permettre au tube digestif de se nettoyer et éliminer le mucus en excès.

On peut choisir une monodiète de fruits de saison.

Ou des jus de légumes (les jus verts sont les meilleurs, car ils sont pauvres en sucres, ne fragilise pas la santé de notre pancréas et sont riches en chlorophylles qui détoxifient le sang).

Récapitulatif : les bilans à éventuellement effectuer.

En conclusion, plusieurs micronutriments peuvent être absents de l’alimentation / ou mal absorbé ce qui est des carences responsables des troubles du cycle menstruel.

Voici le récapitulatif des bilans qu’il serait judicieux de mener :

Le statut des acides gras érythrocytaires, omega-3 (epa, dha, ala), omega-6 (dgla & gla)

Les intolérances alimentaires

La présence d’un SIBO / d’une candidose

Le taux de vitamine D

Les vitamines du groupe B

Le zinc & le selenium

L’iodurie

L’hémoglobine glyquée

Le bilan du stress oxydatif : vitamine A, E, zinc.

Les analyses des neurotransmetteurs : dopamine, sérotonine

Le cycle de la mélatonine

AMH ou hormone animullérienne : elle permet d’évaluer le stock de follicules. L ‘AMH est augmentée en cas d’ovaires polykystiques.


Les pistes pour améliorer son cycle menstruel.



En conclusion voici les pistes à creuser lorsque son cycle menstruel est déséquilibré :

#1 : augmenter la part d’omega 3 EPA / DHA dans son alimentation

#2 : prendre 5000 UI par jour de vitamine D3

#3 : améliorer le fonctionnement de son foie avec éventuellement certaines plantes

#4 : lutter contre le stress oxydatif et l’inflammation de bas grade en mangeant une grande quantité d’anti-oxydants journalier.

#5 : refaire sa flore intestinale qui permet la bonne absorption des nutriments



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