Guérir du SIBO naturellement – naturopathie

Guérir du SIBO naturellement – naturopathie



Le SIBO est un terme anglais qui signifie small intestinal bacterial overgrowth. En français, on peut le traduire par surprolifération bactérienne de l’intestin grêle en français.

Il s’agit d’un déséquilibre du microbiote intestinal.

Notre tube digestif, qui va de la bouche à l’anus, est naturellement peuplé de micro-organismes : des bactéries, des virus, des champignons, etc.

On appelle cela le microbiote, anciennement la flore intestinale.

Au niveau de l’intestin grêle, on trouve, en majeure partie des bactéries aérobies, en petites quantités, tandis qu’au niveau du côlon, on trouve la plus grande partie des bactéries (1014 !), et ces dernières sont essentiellement des bactéries anaérobies, qui vivent sans présence d’oxygène.

Le SIBO apparaît quand les bactéries de fermentation, du colon droit, remonte par la valvule iléo-cæcale. La valvule iléo-cæcale est comme une petite porte qui sépare le colon droit de l’intestin grêle.

Le problème, c’est qu’elles n’ont pas leur place ici. La dernière partie de l’intestin grêle sert à absorber les aliments. Lorsque les bactéries du colon sont remontées jusque dans l’intestin grêle, ce dernier ne remplit plus sa fonction d’assimilation, car sa muqueuse est tapissée de bactéries. Par ailleurs, les bactéries débutent trop haut et trop tôt leur travail de fermentation de qui provoque des troubles digestifs : ballonnements, etc.


Quels sont les symptômes du SIBO ?



Ballonnements, gonflements, gazs non odorants, douleurs au ventre, difficulté de digestion des FODMAPS ou du fructose des fruits, durcissements de ventre sont les principaux symptômes de la dysbiose intestinale et du SIBO.


Que se passe-t-il dans le corps lors d’un SIBO ?


1) Certaines bactéries, comme propioni bacterium acnes par exemple, prolifèrent. Il faut donc s’occuper d’assainir le microbiote du grêle. Le Docteur Bruno Donatini en parle beaucoup avec les hyphes des champignons. Je ne conseille pas les champignons de Bruno Donatini, aux personnes que je prends en charge, mais suis plutôt pour l’utilisation de plantes anti-bactériennes comme la sarriette, la bardane, la cannelle. Sur un court terme, bien entendu, car toutes plantes, aussi naturelles soient-elles, vont détruire la mauvaise flore, appelée la flore pathogène, mais également la bonne flore, appelée la flore saprophyte.


2) Tous les organes digestifs, foie, pancréas, duodénum, estomac ont perdu de leur vitalité ! Certains d’entre eux ne parviennent plus à produire des enzymes qui nous servent à décomposer les aliments.

Il va s’agir de reconstruire des enzymes digestives de qualité pour que les aliments, en sortant de l’estomac, soit correctement décomposer par ces dernières.

Comment ?

Les enzymes digestives se construisent avec des oligo-éléments + des protéines.

Pour les protéines : opter pour des formes que VOUS pouvez assimiler correctement (animales si jamais votre digestion est compromise)

Pour les oligo-éléments : faire une cure de super-aliments, jus de légumes, de quinton, de shilajit, etc. tout ce qui va permettre à l’ensemble des organes digestifs d’être nourris en profondeur en minéraux.

3) la thyroïde est souvent en cause aussi dans les troubles digestifs. En effet en cas d’hypothyroïdie c’est toute la digestion qui est impactée et ralentit. TSH, T3, T4, zinc, anti-TPO, vitamine A, vitamine D, autant de facteurs qui peuvent être intéressants à faire doser pour avoir un bon reflet de l’activité de la thyroïde.

4) l’hypochlorhydrie peut également être la cause majeure d’un SIBO.

Avec la bouche et la mastication, encore une étape qui est sous-estimée dans le cadre d’un SIBO.
En effet, l’estomac produit de l’acide chlorhydrique qui permet de :

– bien digérer les protéines (qui ont besoin d’un milieu acide pour cela)
– désinfecter les aliments et ainsi éliminer les pathogènes

Si l’estomac ne produit pas assez d’acides alors c’est toute la chaîne de la digestion qui est perturbée, car les protéines sont alors mal décomposées, et les aliments non désinfectés.

Tout arrive alors au niveau du duodénum à un mauvais pH qui fait que le bol alimentaire ne pourra pas être bien dégradé par nos enzymes après.

5) Il s’agit de stimuler intelligemment le nerf vague, qui est en lien constant avec l’intestin, mais aussi d’alcaliniser le terrain, rétablir la balance acido-basique donc. Pour rétablir cette balance, il faudra traiter la dysbiose, ce qui n’est pas une mince affaire, et cela se personnalise selon chaque individu.

La ferritine, le zinc érythrocytaire, les vitamines du groupe B devront être surveillées également.


6) La toxémie. Un autre terme cher aux naturopathes. Le fait que nous sommes tous poly-intoxiqués n’échappe plus à personne : antibiotique, vaccins, médicaments, OGM, pesticides, métaux lourds, nos corps ont emmagasiné de grandes quantités de déchets qu’il va falloir éliminer pour retourner à l’état de pleine santé.   

Guérir du SIBO grâce à la naturopathie





On va ancrer de nouvelles habitudes quotidiennes qui vont permettre de stimuler les forces d’auto-guérison qui sont en chacun de nous.

Ces habitudes permettront de retrouver l’équilibre de l’écosystème intestinal ce qui aura pour conséquence de faire disparaître l’inflammation chronique (ou “de bas grade” comme disent les scientifiques).

Le retour à l’eubiose intestinale est une course de fond, pas un sprint que l’on court avec faisant un jeûne de 10 jours, et hop, en reprenant derrière de mauvaises habitudes. Il faut être persévérant, sérieux, se tenir au programme du thérapeute qui vous encadrera dans le retour pour la santé.

Le traitement préconisé avec phytothérapie et compléments alimentaires ne sera efficace que si on le double d’une rigueur de vie alimentaire et psychique. Les compléments peuvent être totalement inefficaces si le sérieux n’est pas de mise.

L’alimentation


L’alimentation va occuper une grande place dans la guérision du SIBO, nous allons donc nous y attarder, avant de bifurquer vers d’autres méthodes naturelles.

#1 Mastiquer

Avant toutes choses, il faut respecter le fait que tous aliments doivent être correctement insalivés et mastiqués de manière intensive! Il faut que l’aliment prenne une forme liquide dans la bouche. Si ce conseil n’est pas respecté, les autres ne serviront à rien.

Je pense que la mastication est un facteur vraiment sous-estimé aujourd’hui. Quand une personne est atteinte de candidose, de SIBO, de dysbiose, elle glisse souvent sur ce conseil et préfère sauter directement sur les conseils concernant quels antibiotiques et quels probiotiques pour son cas. Erreur fatale jeune SIBOtien(ne) !

La mastication est si importante que plusieurs personnes se sont guéries de troubles digestifs uniquement grâce à cette dernière. Je pense notamment à Horace Fletcher, un homme qui a guérit tous ses problèmes de digestion ainsi.
Il était surnommé le grand masticateur.

Dans son best-seller de 1903, « L’AB-Z de notre nutrition », il explique comment compter les mouvements des mâchoires : la nourriture solide doit être mâchée pas moins de 100 fois avant d’être avalée. Tout ce qui ne peut être liquéfié doit être recraché. Quant aux liquides, il convient de les faire circuler dans la bouche pendant 15 secondes.

Évidemment, il ne s’agit pas de rentrer dans de tels extrêmes. En naturopathie, on parle du fait de mastiquer 32 fois avant d’avaler une bouchée (le même nombre de dents). Plus précisément, il convient de mâcher jusqu’à ce que la bouchée devienne liquide… en croquant dans un abricot, cela sera peut-être 10 fois, tandis que dans une carotte crue… 40 !

Le fletchérisme devint à l’époque rapidement une manière de vivre. Parmi les célèbres adeptes de cette méthode, figurent John D. Rockefeller, Thomas Edison, et le romancier Upton Sinclair. Dans les dîners mondains, les gens étaient si occupés à mastiquer, qu’il n’y avait quasiment plus de place pour la conversation.

Pourquoi la mastication est-elle une si précieuse aide en cas de troubles digestifs ?

1 – La salive contient une enzyme de digestion des glucides, l’amylase salivaire. En mastiquant bien, on mélange la nourriture à la salive et on prédigère les sources glucidiques. Or, ce sont souvent eux qui posent problème dans le cadre d’un SIBO, pas les protéines.

2 – Le broyage alimentaire induit par la mastication favorise le mélange de la nourriture et des enzymes digestives.
Par ailleurs, cela lance un signal à tout l’appareil digestif du bas (intestin, pancréas, etc.) comme quoi de la nourriture va parvenir dans le tube digestif.

3 – La mastication permet une activation du nerf trijumeau qui envoie des signaux de satiété en agissant directement sur les hormones de la faim (ghréline, cholécystokinine).

#2 Se tourner vers de vrais aliments

No grain, no pain, de Peter Osborne, The thyroid connection du Docteur Amy Myers, L’alimentation ou la troisième médecine, du Docteur Jean Seignalet, Nourritures vraies de Taty Lauwers, Grain Brain de David Perlmutter : tous son unanimes là-dessus. Les aliments doivent être bios, bruts, le moins cuits possibles. Exit le transformé, le préparé, le non-bio. On boycott les chaînes de restaurant, de fast-food. La guérison passe souvent par du sans gluten, produits laitiers ni céréales.  

Le sans céréales est controversé dans le cadre d’un SIBO. Pourquoi ?

1 – car, d’une part, la plupart des personnes qui veulent agir sur un SIBO optent pour le régime sans FODMAPS. Dans cette forme d’alimentation, la quinoa, le sarrasin, le riz blanc ou semi-complet, sont autorisés et ont tendance à bien passer. Je reviendrai sur ce point dans l’encart Sans FODMAPs ci-dessous.

2 – d’autre part, ils apportent une source de glucides intéressante de par leur densité glucidique. Or, certaines personnes atteintes de SIBO, ne tolèrent pas les autres sources de glucides : fruits, fruits séchés, légumes qui peuvent occasionner des douleurs plus importantes encore.

Malgré cela, lorsque l’on veut opter pour une vraie régénération du biote, avec une richesse intestinale intéressante et une force digestive puissante, le sans céréales a tendance a mieux porter ses fruits.

Pourquoi ?

Car, même si les céréales, contiennent moins de fibres, elles n’en demandent pas moins beaucoup de travail à l’appareil digestif pour être prises en charge. En effet, elles sont constituées de chaînes de sucres complexes, que les enzymes digestives doivent scinder en sucres simples pour qu’ils soient assimilés par nos cellules in fine. Souvent le tube digestif d’une personne atteinte de SIBO est fragilisé et les enzymes digestives sont faibles.
Ainsi, cette sur sollicitation n’arrange pas le terrain, et maintient les difficultés digestives car les sucres sont mal scindés dans le petit intestin et arrivent intacts dans le colon où ils fermentent !

Le régime GAPS qui permet un vrai rétablissement du biote n’autorise aucune céréale par exemple.

Tous ces points de vue divergeant nous amènent à un point : mieux vaut se faire accompagner par un professionnel de la santé pour reconstruire une flore de qualité !

Les légumes bios qui ont poussés dans une terre riche en humus / mycorhyses, favorisent la bonne santé de notre microbiote, car ils sont riches en endobiote et antioxydants.

#3 Essayer le sans FODMAPs

Pendant 2 mois, vous pouvez essayer une alimentation sans FODMAPs, pour diminuer les ballonnements et réduire la flore pathogène. Pour en savoir plus sur les aliments qui contiennent des FODMAPs et en quoi cela s’agit-il, rendez-vous sur mon article en cliquant ici (-clic!).

Néanmoins, il ne faut pas que cette diète soit suivie sur du trop long terme, sinon l’intestin devient fainéant, et cela ne va pas en s’arrangeant.

Par ailleurs, il faut bien garder à l’esprit que le sans FODMAPS n’est qu’une béquille temporaire. Il vient rarement permettre l’implantation d’une nouvelle flore solide et de qualité. Au contraire, du fait de la quantité très limitée d’aliments qu’il permet, il induit souvent des problèmes de diversité du microbiote. En effet, nos bonnes bactéries intestinales se développent grâce à la richesse en fibres dans notre alimentation et à la diversité des légumes que l’on consomme. Dans le sans FODMAPS il y a une raréfaction des deux, donc il est primordial de coupler cette approche avec une action intelligente et ciblée sur le microbiote de l’individu pour avoir de bons résultats.

C’est le blé moderne qu’il faut supprimer en premier lieu, car il est pro-inflammatoire et favorise le leaky gut syndrome, à savoir la porosité intestinale, appelée également l’hyper-perméabilité intestinale.

Je trouve qu’il s’agit d’un mode alimentaire qui agit sur le symptôme : intolérance aux fibres et difficultés de dégradation des sucres, plutôt que sur la cause (microbiote de pauvre qualité et enflammé)


#4 La question des fruits

Il est communément admis dans les articles scientifiques, blogs, etc. que les fruits doivent être strictement écartés dans le cadre d’un SIBO. Car, il semblerait sur les personnes atteintes de SIBO, ont une malabsorption du fructose. Les articles expliquent que les fruits étant riches en fructose, il ne faut pas en dépasser 2 par jour.

Un point avec lequel je ne suis pas forcément d’accord.

Les seules personnes que je connaisse qui se sont débarrassées de leur SIBO de façon complète et durable et ont modifié en profondeur leur microbiote ont plutôt accès leur alimentation sur un régime Médical Medium (aka Anthony Williams) : jus de céleri le matin à jeun, petit-déjeuner de fruits, repas de fruits et légumes le midi, goûter de fruits et amidons le soir et matières grasses en petites quantités !

Pourquoi je vais plutôt dans ce sens dans le cadre d’une régénération ? (sans pour autant affirmer qu’il s’agit de la voie royale à appliquer à tous bien entendu)

1 – en optant pour des régimes faibles en glucides, ou faibles en FODMAPS, on ne vient pas renforcer et enrichir pour autant son microbiote. L’inverse est vrai : plus l’on met de fruits et de légumes plus le microbiote s’enrichit, de diversifie et se renforce.

2 – Il est clamé que les fruits contiennent trop de fructose, or c’est un fructose très bien assimilé et qui ne pose aucun soucis au niveau du foie étant donné qu’il est lié avec du glucose, et contient des minéraux/anti-oxydants qui font que les sucres sont très bien assimilés et ne posent pas de problème de foie gras ou autres.

3 – Les fruits contiennent des sucres simples qui sont rapidement digérés et ne posent aucun problème de digestion de type : longue chaîne de sucres difficiles à dégrader pour le pancréas/l’intestin (contrairement aux céréales).

4 – Les fruits contiennent beaucoup de potassium qui permet de faire rentrer le sucre dans les cellules, sans l’action de l’insuline. Ainsi, le pancréas est préservé !

5 – avec les régimes faibles en sucres ou en fodmaps, on a vite fait de remplacer ces derniers par beaucoup de protéines animales et de gras. L’excès de ces catégories maintiennent en place le SIBO/la dysbiose / la candidose. Pourquoi ? car, ce sont des catégories particulièrement longues à digérer et qui ralentissent l’absorption des sucres dans le sang. Si les sucres ne parviennent pas aux cellules et ne sont pas aisément décomposés dans l’intestin, c’est là qu’il va y avoir des fermentations et que la mauvaise flore va pouvoir se nourrir de ces sucres non décomposés.

Il est tout dans l’intérêt de la personne, de faciliter l’absorption des glucides et ne pas ralentir la vidange gastrique à outrance avec une trop grande quantité de matières grasses.

6 – à trop diminuer les sucres et les glucides on diminue sa fonction thyroïdienne, et les processus de détoxifications du foie. Pourquoi ? car :

1- la thyroïde a besoin de glucides pour produire les hormones thyroïdiennes : T3 et T4

2 – Le foie a besoin de glucides pour bien détoxifier.

Or, la thyroïde joue un rôle primordial dans la digestion. Pour la thyroïde fonctionne correctement, plus la digestion également. Il est tout dans votre intérêt de ne pas trop diminuer les glucides.


#5 La chrononutrition

Pour moi n’est pas forcément à mettre au goût du jour.

Si l’on suit ce mode alimentaire, vous risquez de vous retrouver à ne plus manger aucun glucides : car le matin il faudrait mettre du gras et de la protéine et pas un gramme de glucides, le midi manger dissocié et principalement des protéines animales avec des légumes crus ou cuits vapeur, à 4h il faudrait manger 2 petits fruits guère plus, et le soir un repas frugal et végétarien avec un peu de glucides, sans en abuser.

A la fin de la journée, vous vous retrouvez avec peut-être avec 100 grammes de glucides. Même pas assez pour nourrir votre cerveau qui a lui seul consomme 125 grammes de glucides par jour. Comment imaginer qu’il en reste suffisamment pour faire tourner les autres systèmes du corps : thyroïde, digestion, détoxification hépatique, etc.

Comment encore plus empirer vos problèmes de digestion ?

#6 Ne jamais grignoter !


Ne jamais grignoter entre les repas. On fait 3 repas par jour maximum, petit-déjeuner, déjeuner et dîner. Par ailleurs, il peut être intéressant d’opter pour du jeûne intermittent. Pas de petit-déjeuner !
Parfois, un repos digestif est plus que nécessaire, afin de laisser le tube digestif se régénérer.

Les neuro-arthritiques peuvent avoir plus de difficultés à mener le jeûne intermittent, mais les sanguino-pléthoriques, eux, devraient toujours opter pour le jeûne intermittent.


#7 Faire des bouillons d’os à moelle / carcasses de poulet : la méthode GAPS

Le régime GAPS se base sur les bouillons de poulet / de viandes afin de régénérer la muqueuse de l’intestin.


#8 Dîner tôt

Le soir, on dîne 3 heures minimum avant le coucher ; c’est une règle d’or.

Les autres techniques


#9 Le sport

La vie c’est le mouvement ! On va marcher au minimum 1 heure par jour, et si l’on peut, faire du sport tous les jours (jogging, refnrocement musculaire, etc.) 


#10 Pratiquer la cohérence cardiaque tous les jours.

La cohérence cardiaque est une méthode très puissante pour diminuer les conséquences d’une dysbiose (ballonnements et gazs).

Car, la respiration ventrale permet de stimuler le nerf vague, le principal nerf de la relaxation qui influe sur tous les organes digestifs.

Par ailleurs, la respiration ventrale va être primordiale pour dénouer le plexus solaire, bien souvent bloqué par nos émotions dans ces cas-là.

La cohérence cardiaque

C’est une technique de respiration, appelée aussi la résonnance cardiaque.

Cela consiste à respirer sur le même tempo à l’inspire, comme à l’expire :

=> 5 secondes d’inspiration (par le nez)

=> 5 secondes d’expiration (par la bouche)

ce qui fait 6 inspirations/expirations par minute.

Et ce pendant 5 minutes.  

Dans un environnement au calme, en position assise.

C’est tout ? C’est TOUT !

Il suffit de répéter l’exercice 3 fois par jour (1 fois le matin, 1 fois le midi, et 1 fois le soir, car les effets d’une cohérence cardiaque durent 5/6 heures en moyenne).

Grâce à ça, on obtient alors une régularité des battements du cœur tout du long de la journée.

Les effets sur le corps ?

Baisse du cortisol dans le sang et la salive. Le cortisol est la principale hormone sécrétée pendant un stress chronique, de l’anxiété.

Augmentation de la DHEA, une hormone qui entre en jeu pour moduler le cortisol. Elle a aussi un rôle primordial à jouer dans le ralentissement du vieillissement. Elle est aussi appelée « hormone de jouvence ». 

Augmentation de la sécrétion d’ocytocine. L’ocytocine est un neurotransmetteur appelé aussi « hormone de l’amour ».

Amélioration de la concentration

Amélioration de la digestion

Diminution des douleurs dans le cas d’un Syndrome de l’intestin irritable

Effet bénéfique sur les maladies cardiovasculaires.

Comment on la pratique ?

On trouve des vidéos sur YouTube ou on télécharge une appli comme Respi Relax ou Petit Bambou.


#11 Gérez son stress

Ce point aurait pu être le premier. Étant donné la double communication entre intestin-cerveau, il ne peut y avoir de ventre heureux sans état d’esprit relaxé.

Pour cela, à chacun de trouver ce qui lui convient le mieux : yoga, massage, sport, hiit,  méditation, etc.

Évidemment les désordres intestinaux sont d’ordre physique, mais le psychique impacte beaucoup cette sphère également.

Pour cela, on peut penser à suivre une thérapie avec un thérapeute.

Pour dénouer le plexus solaire, on peut penser également au Chi Nei Tsang, un massage du ventre très puissant.



#12 Les huiles essentielles

On peut masser son ventre tous les soirs, avec un peu d’huiles essentielles de basilic tropical ou de mélisse, mélangées dans de l’huile végétale. La katafray, l’oliban ou le lentisque pistachier peuvent être intéressants en cas d’inflammations chroniques.


#13 Ondes électro-magnétiques & la 5G

Les ondes électro-magnétiques ont un effet délétère sur la santé du microbiote.

Comme l’approuve Florence Rolando dans son livre, Les ondes, la 5G et notre santé, « les ondes électro-magnétiques peuvent contribuer à l’apparition d’une dysbiose. En effet, lorsqu’ils sont exposés aux champs électromagnétiques, les virus, les microbes, les levures, les moisissures et les champignons se reproduisent très rapidement, plus rapidement que les cellules. Lorsqu’ils sont trop nombreux, ils forment ce qu’on appelle la flore pathogène, qui affaiblit ou tue les bonnes bactéries. Or celles-ci jouent un rôle important dans la protection de la muqueuse intestinale, composée d’une fragile rangée de cellules épithéliales. La muqueuse perd sa fonction de barrière entre notre système digestif et le flux sanguin, ce qui peut entraîner un affaiblissement du système immunitaire. « 


On peut citer également Dr Joachim Mutter, en Allemagne, qui a de bons résultats sur ses patients atteints de pathologies chroniques comme la maladie de Lyme, en demandant à ces derniers d’isoler toutes les installations électriques et électro-magnétiques de leur habitation.

#14 La bouillotte

La bouillotte sur le foie après un repas est une excellente idée. Elle aide le foie à faire son travail, puisque le foie est l’organe le plus chaud du corps humain.


#15  Thérapeutiques alternatives et complémentaires


Pour retrouver un équilibre, une eubiose, un écosystème intestinal en parfait santé, il peut être nécessaire de faire des ponts entre les différentes approches naturelles. Bio-résonnance, praticien en shiatsu, médecins chinois, acupuncteurs, on va essayer de trouver une technique à laquelle notre corps répond.

La bio-résonnance, avec l’appareil métatron prend de plus en plus d’ampleur aujourd’hui. Pourquoi ? car une cellule est une entité électro-magnétique, qui génère une fréquence.

Garder à l’esprit que dans tous les cas, ces thérapeutes ne feront que stimuler les forces d’auto-guérison qui existent en chacun de nous. Ce n’est pas eux qui vous guérissent, ils ne font que stimuler la force vitale en vous.



# 16 Le Bain dérivatif

Le bain dérivatif est une panacée. Méthode créée par Louis Kuhn puis développée par France Guillain, elle consiste à mettre une poche de gel au congélateur, et de s’asseoir dessus pendant 30 minutes tous les jours, tous les matins plus précisément. Il faut toujours avoir chaud lorsque l’on fait cela, sinon le bain dérivatif n’aura pas d’effet.

Très très efficace en cas de constipation ou de faiblesse hépatique.



#17 Le sauna

Pour diminuer l’acidose en nous, on va faire en sorte de transpirer. Avec le sauna, les glandes sudoripares vont s’ouvrir et cela va permettre l’élimination des cristaux, à savoir l’acidose qui est en nous. On va au sauna pour ça, où on s’achète un sauna à infrarouge.

Très soulageant en cas de fibromyalgie, d’arthrose, de maladie auto-immunes, etc.


#18 Diminuer l’inflammation de bas grade

Avec l’aide de certains compléments alimentaires soigneusement choisis selon le terrain de la personne, on va s’employer à diminuer l’inflammation de bas grade et réparer la paroi intestinale (avec du collagène par exemple ou de l’acide hyaluronique).


#19 NON aux probiotiques!

Sur un terrain de SIBO, apporter des probiotiques est une erreur fatale. En effet, il y a déjà un surprolifération bactérienne dans l’intestin grêle. Pourquoi en rajouter en amenant des micro-organismes encapsulés ?


#20 Avoir une démarche personnalisée


Enfin, je rappellerai que chaque personne est unique. Ce qui fonctionnera pour quelqu’un, ne marchera pas forcément pour l’autre. C’est ce que l’on appelle le terrain en naturopathie. Ainsi, chez certaines personnes le SIBO se doublera de candidose, quand d’autres auront à gérer une dysbiose de putréfaction, d’où l’intérêt d’être suivi par un naturopathe qui connaît les symptômes et les signes évocateurs.

Par ailleurs, le naturopathe est un éducateur de santé. Son but est l’autonomie de l’individu. Il faut être très rigoureux et suivre une démarche personnelle sur le long terme pour rétablir un terrain, recouvrir un état de santé optimale. Les compléments d’ailleurs seront complètement inefficaces si l’on continue à avoir une alimentation inadéquate.

Enfin, la notion holistique est primordial sur le chemin de la guérison. On ne guérit pas sans plonger vers l’aspect psychosomatique de la maladie, sans découdre de ses schémas destructeurs, sans s’intéresser aux aspects énergétiques et mentaux..






Si cet article vous a plu, ou que vous avez la moindre question, vous pouvez me laisser un petit commentaire, j’y répondrai au plus vite !




2 thoughts on “Guérir du SIBO naturellement – naturopathie”

    • Courage Corinne ! Votre cas n’est pas désespéré ! Vous pouvez tout à fait vous en sortir.
      N’hésitez pas à faire appel à un bon naturopathe pour vous en sortir.

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