Quand manger les fruits et les protéines ?

Quand manger les fruits et les protéines ?


On entend tellement de choses différentes dans le milieu de la santé que lon a vite fait d’être perdu.

Certains prétendent qu’il faut manger un repas de fruits le matin parce que le nettoyage nocturne est encore en cours, et que de cette façon on ne freine pas ce dernier : au contraire on l’accompagne, car les fruits sont très nettoyants.

D’autres prônent le miam-ô-fruit, de France Guilain, où il s’agit de mélanger une dizaine de fruits frais en morceaux, 1/2 banane, du jus de citron et des oléagineux / graines. France Guilain prétend que cela développe les bonnes graisses du corps et assure un petit-déjeuner vitaminé.

Sans parler de Kousmine, et sa crème Budwig avec du fromage blanc, des fruits frais et des céréales. Fermentation assurée !

Mais, on entend en contrepartie, qu’il ne faut surtout pas mélanger les fruits avec d’autres aliments et qu’ils doivent être pris en dehors des repas.



Depuis, nous avons évolué et des recherches ont été effectuées pour connaitre le fonctionnement du corps. Et voici ce qui en est ressorti.


L’alimentation sous l’angle de la chrononutrition



En résumé, il a été découvert que le matin, nos glandes surrénales produisent du cortisol en grande quantité. A midi, nous secrétons beaucoup d’enzymes qui nous permettent de dégrader les protéines, à savoir les protéases. A 16 heures, notre insuline est à son paroxysme ce qui nous permet de dégrader des sucres sans altérer le pancréas. Et que le soir, nous n’avons quasiment plus d’enzymes digestives.


Le petit déjeuner


Tout d’abord une règle d’or en naturopathie :

Si vous n’avez pas faim, vous ne mangez rien ! Il ne faut jamais se forcer à s’alimenter alors que notre corps nous demande l’inverse. Si le matin, la faim ne vient pas, cela signifie que le nettoyage nocturne est toujours en cours, et que les enzymes digestives ne sont pas présentes en quantités suffisantes pour dégrader des aliments.

Ainsi, on opte pour le jeûne intermittent, à savoir ne rien consommer avant le repas de midi. Cette formule est idéale pour des personnes en surpoids, ayant des dysfonctionnements hépatiques, des problèmes de diabète de type 2. Autrement, on évitera de jeûner si nous sommes très fines avec peu de vitalité et de réserves. Tout comme les enfants et adolescents qui sont en pleine croissance. S’ils n’ont pas faim en revanche, on ne leur impose rien, et on repousse le petit-déjeuner à 9h par exemple.

Si vous avez faim, on se tourne alors vers des protéines et du bon gras, mais jamais vers des aliments sucrés !

Car, la mélatonine secrétée pendant la nuit disparaît le matin et est remplacé par du cortisol, l’hormone de l’action, du stress, du mouvement, fabriqué par les glandes surrénales (sur nos reins).

Ainsi, les protéines et le gras consommés le matin permettent de fournir de la tyrosine, précurseur de la dopamine, neurotransmetteur du plaisir, qui nous fournit de l’énergie. Consommer du gras saturé le matin, via des œufs, du poisson ou autres, permet au système hormonal d’être nourri en profondeur.

Généralement, la faim est là si le dîner a été léger. Ainsi la ghréline, l’hormone de la faim va augmenter petit à petit le matin.

Ainsi :

☕ La boisson consommée le matin sera sans sucres, bien entendu ! Pas de miel ou de substitut quelconque.

🥚 On s’oriente vers des œufs à la coque, ou au plat. Un morceau de poulet froid ou de sardines pour les plus vaillants. On peut également consommer du saumon sauvage d’Alaska fumé (en magasins biologiques uniquement). Dans tous les cas, on veillera à changer régulièrement la source de protéines tous les matins. Contrairement à ce qui est dit, les œufs et les bonnes graisses ne font pas grimper le mauvais cholestérol. Bien au contraire, ils participent à la synthèse du cholestérol nécessaire à la fabrication du cortisol (donc nécessaire à notre énergie).


🍞 Éventuellement si la faim est trop présente, on se tourne vers un pain de sarrasin, sans gluten, fait maison, ou des gaufres paléo à la farine de patate douce.

🥐 Le petit-déjeuner typique à bannir est celui qui contient des croissants, du pain et de la confiture. Cela va entraîner un pic d’insuline, une hyperglycémie, suivie d’une hypoglycémie, ce qui engendrera de la fatigue, et vous donnera encore plus envie de sucre tout au long de la journée.



Le repas de midi



Comme au petit-déjeuner, notre corps produit une grande quantité de protéases, qui nous permettent de dégrader les protéines.

On peut opter pour un petit poissons gras, comme du maquereau ou de la sardines, à mettre 3 fois par semaine au menu, minimum, ou alors pour du poulet, ou de la viande rouge, 1 fois par semaine pour certains cas (anémie ferriprive, femme en période de menstruation intense)

On associera le tout avec un peu de quinoa, de patates douces ou de sarrasin par exemple. Car, l’on produit à ce moment-là de l’amylase, une enzyme qui permet la digestion des glucides, des amidons, qui fournissent le sucre dont les cellules ont besoin.


Au moins la moitié de notre assiette, si ce n’est les 3/4 doivent être composés de légumes crus, ou cuits à la vapeur douce / décrudis si l’intestin ne supporte pas les crudités. Ce sont eux qui vont venir rétablir la balance acido-basique de notre corps et tamponner l’acidité des protéines ingérés.

On glissera sur nos crudités une huile riche en oméga-3, de type lin, cameline, chanvre, ou quelques graines de chanvre, qui vont nourrir vos membranes cellulaires, ce qui permet de faciliter les échanges entre les cellules et assurent une bonne fabrication d’énergie au sein des mitochondries.

Pas de desserts & évitez de boire de l’eau au repas.

Et; on n’oublie jamais LE conseil clé dans tout ça : la mastication !

Le goûter



Pour le manger, il faut attendre au moins 5 heures entre le repas du midi et le goûter, le temps que l’estomac soit vidangé.

Bien entendu, on ne le prend que si l’on a faim. Cela demande évidemment d’avoir fait un repas léger le midi.

C’est à cette heure-là que les aliments sucrés sont le mieux assimilés et ne posent aucun problème à notre pancréas qui les dégradent parfaitement. Même les diabétiques peuvent en consommer à ce moment-là de la journée.

Ainsi on peut se tourner vers des fruits frais, deux ou trois, ou du chocolat noir à 80% par exemple.

Le fait de consommer du sucré à 17h, permet l’apport de tryptophane, neurotransmetteur précurseur de la sérotonine, celui qui est antidépresseur et sérotonine elle-même précurseur de la mélatonine, l’hormone du sommeil.

Le dîner



Il est bien connu que le repas du soir doit être léger. Car, notre glande pinéale détecte la baisse de la luminosité et par cela déclenche la production de mélatonine. Le pancréas a des récepteurs à mélatonine. Cete hormone signale à tout le corps qu’il est temps d’aller dormir, de se reposer et cela induit un baisse d’activité des sucs digestifs. La sécrétion d’insuline est donc moins performante à ce moment-là.

Par ailleurs, c’est la nuit que le foie détoxifie un maximum de toxines. il y parvient si le taux d’insuline est bas. Si l’on consomme trop de glucides avant d’aller dormir, ces derniers vont empêcher les réparations cellulaires.


Ainsi, on privilégiera un repas à base de glucides lents en petites quantités, comme la patate douce, le panais, ou de la quinoa (en plus grande si nous sommes sportifs). On peut aussi faire un velouté de légumes bien épais, que l’on prendra soin de bien insaliver correctement. Encore une fois, les desserts sont à bannir.

Si on a consommé des protéines le matin et le midi, nul besoin d’en mettre également le soir. On peut, en revanche, se tourner vers des protéines végétales en mangeant des amandes blanches, du tofu lactofermenté au pesto, des graines de chanvre, des noix de cajou, du quinoa, etc.

Par contre, il est vrai que les membranes cellulaires se réparent la nuit grâce aux oméga-3, donc on peut verser sur nos légumes un peu d’huile riche en oméga-3, comme le chanvre, la cameline ou le lin.






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