Aménorrhée, absence de règles, SPM, SOPK & naturopathie

Aménorrhée, absence de règles, SPM, SOPK & naturopathie


Le cycle menstruel d’une femme peut facilement se dérégler au cours de sa vie. Une perte de poids, des émotions contrariantes, une alimentation inadéquate et les règles sont perturbées…

Plusieurs symptômes peuvent alors apparaître : aménorrhée (cycles absents plusieurs mois), troubles de l’ovulation, syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), endométriose….

La naturopathie peut être très efficace pour réguler certains d’entres eux. En effet, la micronutrition peut venir rééquilibrer ces désordres qui parfois proviennent de carences de micronutriments.

Les différents troubles féminins


Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK)



Ce syndrome est également appelé Syndrome des ovaires polykystiques ou syndrome de Stein Leventhal.

Quels sont les signes ?

=> Accumulation de petits kystes (en réalité des follicules ovariens) dans les ovaires visibles à l’échographie.

=> aménorrhée et dysovulation: cycles irréguliers, avec absence de règles, ou cycles très longs (35 jours voire plus)

=> le déséquilibre hormonal : excès d’androgènes (hormones mâles).

=> acné au niveau du menton et des joues

Pas systématique :

– pilosité excessive (dû à un excès d’androgènes)

– prise de poids et une difficulté à en perdre

– résistance à l’insuline

– fatigue, sautes d’humeur



2. Le syndrome prémenstruel (SPM)



Ce syndrome regroupe tous les symptômes que l’on peut ressentir avant l’arrivée des règles et pendant les premiers jours.

Selon les personnes ils sont ressentis plus ou moins violemment.

Les voici :

– Maux de ventre

– Mastose : douleurs mammaires

– Acné

– Troubles du transit

– Appétit augmenté

– Pulsion de sucres

– Rétention d’eau

– Migraines

– Gonflements

– Prise de poids

– Troubles de l’humeur, irritabilité

Ce syndrome est lié à l’état digestif, l’éventuel présence de candidose, une alimentation pro-inflammatoire et stagnante, un déséquilibre de la balance acido-basique.


3. Aménorrhée (absence de règles)



Je suis beaucoup de femmes en consultation de naturopathie qui n’ont plus leur menstruation.

Les causes sont nombreuses et variées : perte de poids trop brutal, alimentation non équilibrée générant des carences (souvent les acides gras ont été retirés, ou les glucides qui manquent cruellement au système hormonal), manque de calories,carences vitaminiques.

Il suffit souvent de rééquilibrer (surtout densifier !) l’alimentation et les règles réapparaissent. Par ailleurs, un sous poids peut engendrer aussi une absence de règles. Donc, il est parfois nécessaire de reprendre du poids également !


Des fois, un stress chronique peut aussi bloquer l’ovulation.


Micronutrition et bilans nutritionnels

Je vais tâcher de présenter ici un article complet de tous les oligo-éléments et vitamines dont le corps a absolument besoin pour un système hormonal en bonne santé.

Nous sommes nombreux à en présenter des carences.

#1 L’iode

L’iode est un oligo-élément indispensable à la bonne santé de la thyroïde. Elle permet la synthèse des hormones thyroïdiennes qui contribuent à la régulation du cycle, à l’ovulation et la maturation des follicules ovariens.

La carence en iode est très fréquente, car l’on consomme peu aujourd’hui des aliments qui en contiennent. Outre les irrégularités des cycles, les carences en iode vont jouer sur un tas d’autres fonctions : la régulation du poids, la frilosité, le métabolisme de base, la fatigue…

Quel bilan peut-on réaliser pour détecter une carence en iode ?

L’iodurie ou iode urinaire.


Quels aliments contiennent de l’iode ?

– Les fruits de mer
– Les algues comme le wakamé, la nori ou la dulse. Vous en avez d’extrêmement bonne qualité sur le site biovie (-clic!)


#2 Les oméga 3

Les oméga 3 sont d’une importance capitale et malheureusement nous sommes souvent carencés en oméga-3.

Ce type de matière grasse joue un rôle anti-inflammatoire, permet la souplesse de nos membranes cellulaires, et ainsi un meilleur échange entre les cellules.

Ils contribuent à la qualité de l’ovule.

Quels aliments contiennent des oméga-3 ?

Sous forme EPA / DHA : saumon sauvage, maquereau, sardine, anchoix, hareng.
Sous forme ALA (le corps doit être en capacité de les transformer pour les utiliser) : noix de Grenoble, graine de chanvre, de chia, de lin.


#3 Les omega-6 (gla et dgla)



On parle souvent de l’huile de bourrache et d’onagre dans le cadre de cycles déréglés, car elles apportent de précieux oméga-6 de type gla et dgla.

On entend souvent dans les milieux de santé alternatifs, que les oméga 6 sont pro inflammatoires et donc mauvais. Ce raccourci est un peu simpliste, car certains types d’oméga 6 le sont et d’autres non, bien au contraire.

C’est le cas des oméga-6 gla et dgla qui sont anti-inflammatoires.

Ces acides gras peuvent être utiles de manière symptomatique, dans un premier temps, pour diminuer les douleurs avant les règles, ainsi que les migraines.



#4 L’ homocystéinémie et les vitamines du groupe B



Il est nécessaire également de prendre en compte le taux d’homocystéine, qui, s’il est élevé, signera alors une mauvaise détoxication hépatique, des troubles de l’humeur, troubles du sommeil, migraines et irrégularité du cycle.



#5 Le fer



L’anémie est un trouble qui atteint beaucoup de femmes, étant donné que nous sommes amenées à perdre du fer chaque mois via les menstruations.

L’anémie est souvent synonyme d’inflammation de bas grade (de bas bruit, silencieuse, qui ne s’exprime pas forcément).

Quand une inflammation de bas grade est présente, le fer n’est pas absorbé par les entérocytes (cellules intestinales).

Ce pourquoi un rééquilibrage de la flore intestinale est primordial pour bien absorber tous les nutriments à nouveau.

Par ailleurs, l’anémie n’est pas forcément synonyme de manque d’apports. Dès fois, il est certain qu’il faudra remettre au menu davantage de viandes/abats afin de remonter les taux, et cela va fonctionner. Mais d’autres fois cela n’a rien à voir. Par exemple, le cuivre intervient pour recycler le fer et permettre parfois la remise en circulation du fer tissulaire au niveau sanguin.

Le fer est primordial à l’élaboration des neurotransmetteurs (régulation du sommeil sautes, humeurs, appétit…) aux hormones et à la détoxication hépatique.

Si une personne a des règles abondantes, elle devra faire encore plus attention à son taux de fer.



#6 La vitamine D3


J’aurais pu placer cette vitamine tout en haut tant elle a de rôles et d’importance. Elle permet la minéralisation osseuse (c’est une protéine de transport), elle vient resserrer les jonctions serrées de l’intestin, elle permet aussi une meilleure régularité des cycles menstruels.


Ne jamais prendre une vitamine d en ampoules en fortes doses. Il est mille fois plus recommandé de prendre la Vitamine D3, en gouttes, au long cours pour remonter durablement les taux.  Attention, toutefois ! jamais de supplémentation sans bilan sanguin au préalable. Par ailleurs, la supplémentation en D peut faire baisser la A et poser des problèmes de calcification si elle n’est pas liée à de la K.


 

#7 L’ hémoglobine glyquée



On note souvent en cas d’ovaires polykystiques, une insulino-résistance. Cela signifie que l’insuline ne parvient plus à faire rentrer du sucre dans les cellules.

Ainsi, le sucre stagne dans le sang et va se combiner à certaines protéines, comme l’hémoglobine, ce qui va créer de l’hémoglobine glyquée.

Il faudra donc travailler sur la sensibilité des récepteurs à l’insuline par des techniques naturelles : chrome, jeûne intermittent, repas contenant les 3 macro-nutriments : glucides, lipides, protéines, diminution des lipides au profit des glucides, repas à charge glycémique basse.



#8 Le candida albicans / SIBO



Le candida albicans ou le SIBO (Sur prolifération de bactéries dans l’intestin grêle) engendrent des conséquences sur le cycle menstruel, étant donné que cela génère des carences nutritionnelles (par difficultés d’absorption). Ces carences en vitamines ou en minéraux peuvent impacter notre cycle menstruel dans le mauvais sens du terme.



Conseils naturopathie / hygiénisme.

# 1 Avoir un bon sommeil


Le sommeil a une importance fondamentale dans la régularité des cycles.

Pour l’améliorer naturellement rien de mieux que de rééduquer notre glande pinéale à la lumière naturelle, et couper la lumière bleu de nos téléphones / tablettes au moins 1 heure avant notre coucher.

Certaines plantes, comme la griffonia, la rhodiole, et le magnésium peuvent également aider à la production de mélatonine.


#2. Mieux réguler les cycles avec la chrononutrition



La chrononutrition vient aider pour retrouver un cycle de sérotonine / dopamine normal.

On conseille de manger du bon gras & des protéines le matin, des protéines le midi, des fruits à 17h, et des farineux (patates douces, panais) le soir. Les glucides le soir favorisent l’endormissement.


#3. La gestion de ses émotions



Il est certain que la sphère émotionnelle peut impacter notre cycle menstruel.

Il faudra apprendre à se détendre : marche, sport, pensées positives, méditation, yoga, pilate, etc.


#4 Bien respirer



La respiration permet de diminuer les taux de cortisol, rééquilibrer certaines fonctions de l’organisme, faire travailler l’émonctoire poumo et ainsi alcaliniser le corps.

La cohérence cardiaque, la respiration Wim Hof, le Pranayama sont autant d’exercices très efficaces pour se reconnecter à soi.

#5. Une monodiète / une journée de jus par semaine



Le repos digestif amène une multitude de bienfaits.

Faire, par exemple, une journée de jus par semaine, ou une monodiète, va permettre au tube digestif de se nettoyer et éliminer le mucus en excès.

On peut choisir une monodiète de fruits de saison.

Ou des jus de légumes (les jus verts sont les meilleurs, car ils sont pauvres en sucres, ne fragilise pas la santé de notre pancréas et sont riches en chlorophylles qui détoxifient le sang).

Récapitulatif : les bilans à éventuellement effectuer.

En conclusion, plusieurs micronutriments peuvent être absents de l’alimentation / ou mal absorbé ce qui est des carences responsables des troubles du cycle menstruel.

Voici le récapitulatif des bilans qu’il serait judicieux de mener :

Le statut des acides gras érythrocytaires, omega-3 (epa, dha, ala), omega-6 (dgla & gla)

Les intolérances alimentaires

La présence d’un SIBO / d’une candidose

Le taux de vitamine D

Les vitamines du groupe B

Le zinc & le selenium

L’iodurie

L’hémoglobine glyquée

Le bilan du stress oxydatif : vitamine A, E, zinc.

Les analyses des neurotransmetteurs : dopamine, sérotonine

Le cycle de la mélatonine

AMH ou hormone animullérienne : elle permet d’évaluer le stock de follicules. L ‘AMH est augmentée en cas d’ovaires polykystiques.


Les pistes pour améliorer son cycle menstruel.



En conclusion voici les pistes à creuser lorsque son cycle menstruel est déséquilibré :

#1 : densifier son alimentation : veiller à consommer environ 1900 calories par jour.

#2 : Ne fuyez pas les glucides et rajoutez les en belles quantités dans votre alimentation.
Privilégiez les glucides de qualité : fruits en tous genres, légumes, farineux (pomme de terre, patate douce, châtaigne), féculents (quinoa, riz, sarrasin).

#3 : améliorer le fonctionnement de son foie avec éventuellement certaines plantes pour améliorer la détoxification hépatique.

#4 : lutter contre le stress oxydatif et l’inflammation de bas grade en mangeant une grande quantité d’anti-oxydants journalier.

#5 : refaire sa flore intestinale qui permet la bonne absorption des nutriments.



Vous souhaitez faire un rééquilibrage alimentaire, ou vous avez un soucis de santé ? Je peux vous accompagner avec la naturopathie, à mon cabinet ou à distance, en téléconsultation, par téléphone / Skype / autres outils.

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