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SOPK & naturopathie

SOPK & naturopathie




Le syndrome des ovaires polykystiques , abrégé en SOPK , est un déséquilibre hormonal qui concerne certaines femmes. Tout comme l’endométriose, cette pathologie est relativement fréquente : plus d’1 femme sur 10 en est atteinte, voire 1 femme sur 5 selon les études. Les ovaires des femmes atteintes de cette pathologies portent de minuscules kystes, plus ou moins nombreux. Ces kystes désignent en réalité des follicules ovariens (petits sacs contenant un ovule) au développement inachevé.

Le SOPK a pour conséquence divers symptômes qui varient d’une femme à une autre.

Les voici :

– Acné

– Pilosité excessive à divers endroits : lèvre supérieure du visage, menton, poitrine, ventre, nombril…

– Irrégularité des menstruations (cycle long de plus de 35 jours)

-aménorrhée

– Trouble de la fertilité

– Peau et cheveux gras

– Kystes présents sur les ovaires

– Perte de cheveux sur les tempes et haut du crâne = alopécie androgénique.

Le diagnostic du SOPK ne peut être posé s’il y a présence seule de follicules au niveau des ovaires. Généralement, il est pertinent de doubler l’échographie par un bilan sanguin des hormones. Le gynécologue demande souvent les hormones de base : FSH, LH, estradiol, progesterone, avec évidemment une recherche au niveau des androgènes, à savoir :

-la testostérone circulante ;

-la delta 4 androsténedione ;

-le sulfate de déhydroépiandrostérone (SDHEA).

Le résultat de ces dosages sont élevés en cas de SOPK.


Comment la naturopathie peut venir en aide à ce déséquilibre hormonal ?


1️⃣ Le SOPK est souvent lié à une résistance à l’insuline. Ainsi, on travaille dessus avec des gestes simples, à savoir :

– Prendre un petit-déjeuner gras et protéiné. Commencer la journée par des protéines et des acides gras aide à réguler les hormones et à équilibrer la glycémie tout au long de la journée. Les études parlent d’un apport de 20 à 25 grammes chaque matin.

1 🥚 = 5,5 grammes de protéines

100g de cottage cheese = 11 grammes de protéines.

1 skyr au lait de brebis = 11 grammes de protéines.

25 grammes d’amandes = 5 grammes de protéines

….

– Commencer chaque repas par des bouchées de fibres (comme la carotte crue, l’avocat ou des légumes cuits), et des protéines (poulet, dinde, bœuf, tempeh, œuf).

– Construire chaque repas avec fibres (légumes), protéines, et bons gras. Cela participe à la régulation de la glycémie.

– Faire une petite marche à pieds après chaque repas


2️⃣ Eventuellement s’assurer que les androgènes soient bien aromatisés, à savoir transformés en œstrogènes. Pour cela, s’assurer que l’hormone T3 soit produite en quantité suffisante (hormone de la thyroïde)

Aussi, le tissu gras a un rôle hormonal. En effet, il produit de l’aromatase, l’enzyme qui permet de transformer les androgènes en œstrogènes chez la femme.

Beaucoup de femmes qui ont un SOPK, ont connu ou connaissent un sous-poids, soit du fait de TCA, soit car, elles sont fines par nature.

En consultation, je reçois bien plus de femmes atteintes de SOPK qui ont un poids plume, et dans le contrôle de ce dernier, que l’inverse (surpoids).

Prendre du poids ou réguler la thyroïde peuvent être des pistes en cas de SOPK.


3️⃣ éventuellement utiliser des plantes qui inhibent la production d’androgènes, et plus particulièrement de la 5-alpha-réductase, une enzyme qui transforme la testostérone en DHT, dihydrotestostérone, une forme bien plus puissante et active d’androgène. C’est d’ailleurs cette hormone qui a tendance à provoquer de l’alopécie androgénique en cas de SOPK.

L’ortie piquante, le palmier nain (saw palmetto), le thé matcha, le zinc, la graine de courge : tous ont cette propriété.

Pour aller plus loin


Ne pas hésiter à vous documenter sur mon programme en ligne SOPK que vous pouvez trouver en cliquant sur l’image ci-dessous. Durant tout le mois d’octobre, vous pouvez bénéficier d’une réduction de 15€ sur ce module avec le code “SOPK” !




Sources

Rabinovitz H, Boaz M, Ganz T, Madar Z, Jakubowitz D et Wainsten J. Big breakfast rich in protein improved glycaemic control and satiety feeling in adults with type 2 diabetes mellitus. European Association for the Study of Diabetes, annual meeting (2013), Barcelone. ePoster #861. PS 066 Nutrition and weight loss.

Nas A, Mirza N, Hägele F, Kahlhöfer J, Keller J, Rising R, Kufer TA, Bosy-Westphal A. Impact of breakfast skipping compared with dinner skipping on regulation of energy balance and metabolic risk. Am J Clin Nutr. 2017 Jun;105(6):1351-1361. doi: 10.3945/ajcn.116.151332. Epub 2017 May 10. PMID: 28490511.

Grant P, Ramasamy S. An update on plant derived anti-androgens. Int J Endocrinol Metab. 2012 Spring;10(2):497-502. doi: 10.5812/ijem.3644. Epub 2012 Apr 20. PMID: 23843810; PMCID: PMC3693613.

Faites votre glucose révolution, Jessie Inchauspé, 2022





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Le guide des crèmes solaires bio

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Jeûne intermittent, limites & bienfaits

Jeûne intermittent, limites & bienfaits

Le jeûne intermittent qu’est-ce que c’est ?



Le jeûne intermittent consiste à sauter un repas ou plusieurs repas de la journée : le petit-déjeuner par exemple ou le dîner. Il s’agit d’un « demi-jeûne ». On ne jeûne pas plusieurs jours à la suite, mais on alterne de longues périodes de « repos digestif » et de prises alimentaires durant sa journée de 24h.

Avec le jeûne intermittent, on réduit ainsi la fenêtre d’heures où l’on ingère de la nourriture. Au lieu de manger de 7h à 19h, par exemple, soit 12 heures dans la journée, on ne mange que de 12 h à 19h, soit 7 heures dans la journée. D’autres modules sont possibles, comme manger le matin et le midi, mais pas le soir, ou commencer son premier repas à 11h et faire son deuxième à 17h.

Ainsi, on mange sur des plages alimentaires plus courtes : 7h de repas – 17h de repos digestif, 6h de repas – 18h de repos digestif, 5h de repas – 19h de repos digestif, etc.

Le format le plus adopté est le jeûne intermittent le matin.


A savoir ne rien manger au petit-déjeuner, (ni avaler de café), et faire son premier repas à partir de 12h.


Quels sont ses bienfaits et ses limites ?


#1 Plus d’énergie, vraiment ?


Les personnes qui testent le format du jeûne intermittent le matin relaient souvent qu’ils sont ainsi plus énergiques, qu’ils se sentent plus en forme. Qu’en est-il réellement ?

Il faut savoir qu’il existe deux systèmes nerveux dans notre corps :

– le système nerveux orthosympathique, dit aussi, le système nerveux sympathique.

– le système nerveux parasympathique.

Ils ont deux rôles bien différents.

Le système nerveux orthosympathique, active les fonctions automatiques de l’organisme, comme la respiration ou les battements du cœur. Il s’active lorsque nous avons peur ou quand nous sommes en danger, afin de préparer l’individu à la fuite. Il gère la production d’adrénaline et de noradrénaline et de cortisol. Ce sont des hormones produites par les glandes surrénales (= glandes situées au-dessus des reins).

Quand on ne mange pas le matin, et que le repas de la veille a été normal, alors on prive notre organisme d’une source énergétique : le petit-déjeuner. Ainsi, le corps va devoir fournir lui-même l’énergie qui n’a pas été fournit par ce premier repas. En effet, le fait de manger – apporter une source de gras, de protéines et de glucides – va permettre au corps de produire de l’ATP, la monnaie énergétique cellulaire, et aide le système endocrinien à produire des hormones (le cholestérol par exemple est le précurseur des hormones stéroïdiennes).

Au contraire, si un repas n’est pas amené le matin, l’adrénaline et le cortisol vont augmenter. Effectivement, les personnes vont se sentir plus en forme du fait de ce boost d’hormones responsables de la sensation d’énergie. Le même que lorsqu’une personne prend un café ou une douche froide.

On entend souvent dire que manger demande beaucoup d’énergie au corps parce qu’il doit activer tout son système digestif et que cela fait basculer dans le mode parasympathique : le système nerveux qui est responsable de la digestion. Cela est vrai mais tout est une question de quantité. Si la personne fait un petit-déjeuner dans la limite du raisonnable, cela ne va pas être une source de fatigue, au contraire, cela devrait aider l’individu à avoir une énergie stable toute la matinée.

On privilégiera un petit-déjeuner plutôt gras et protéiné en cas. Vous pouvez lire mon article à sujet en cliquant sur le lien ci-dessous :

10 idées de petits-déjeuners

NB : Généralement, les personnes qui ont un fort système endocrinien vont mieux supporter le jeûne intermittent et plus longtemps dans la durée. Il est très courant de voir une personne n’avoir aucune difficulté à appliquer le jeûne intermittent au tout début. Au contraire, cet état “coup de fouet” procure un bien fou, jusqu’au moment où la réserve de cortisol et adrénaline s’épuise. Selon la force et le terrain de l’individu, cela peut mettre plus ou moins de temps. Certains tiendront le jeûne intermittent 1 an sans faille, ni ressentir de méfaits, certains 3 ans, d’autres 6 mois. Et d’autres toute une vie, car cela leur convient parfaitement (il faut avoir un très très bon système endocrinien pour cela).


#2 Ecouter sa faim


Certaines personnes disent qu’elles n’ont pas de sensation de faim le matin et qu’ainsi le jeûne intermittent leur semble tout à fait naturel. Plusieurs raisons à cela :

1️⃣ Si la personne a fait un gros repas la veille, ce dernier sera encore sur l’estomac et potentiellement non digéré dans son entièreté. En ce cas, le jeûne intermittent revête du bon sens. En effet, si la raclette et le vin de votre dîner est encore sur votre estomac, ou que le repas du réveillon de Noël a du mal à passer, pourquoi en remettre une couche avec le petit-déjeuner ? Dans ce cas de figure, le jeûne intermittent est tout à fait valable.

2️⃣ Certaines personnes sont chroniquement stressées. Quand elles se réveillent, leur taux de cortisol est déjà au plafond, ce qui a pour effet de couper l’appétit. C’est bien courant, le café par exemple a tendance à couper la faim pendant plusieurs heures. Ainsi, il faudra travailler sur la charge de stress et la modulation du cortisol plutôt que de blâmer un manque d’appétit.

3️⃣ Si la personne a pris l’habitude de ne pas manger le matin, alors elle a pu se couper de sa sensation de faim véritable. J’ai accompagné ainsi de nombreuses personnes qui à force de restrictions alimentaires / jeûne intermittent /régime ne ressentaient même plus du tout la faim de la journée et mangeaient uniquement par nécessité. Là,il est utile de réhabituer l’organisme à un petit-déjeuner régulier, jusqu’à ce que la faim se fasse de nouveau ressentir.

4️⃣ Si la personne boit un thé ou un café le matin à jeun, cela aura pour conséquence de couper l’appétit, de par le flot de cortisol que cela fait sécréter.

5️⃣ un ralentissement de la vidange gastrique / ou une atteinte du Complexe Migrant Moteur : cela a pour effet un séjour plus long des aliments dans l’estomac et les différents organes digestifs, et l’absence de signal de faim. Cela peut être corrélé à un SIBO, une hypochlorhydrie, une hypothyroïdie, autant de pistes à explorer.


#3 Pas chez la femme


Le système hormonal de la femme est beaucoup, beaucoup, plus sensible au jeûne que celui de l’homme. En effet, en l’absence d’un repas, le cortisol augmente de manière significative. Or, la production de cortisol entre en concurrence avec la production de progestérone. Cette dernière est une hormone essentielle à la qualité du cycle menstruel. Si elle diminue, il peut arriver de voir apparaître un cycle menstruel de plus en plus court, un SPM (tension mammaire, hyperœstrogénie relative) voire à la longue une hypothyroïdie. En effet, la progestérone est l’hormone qui permet d’activer la thyroïde, chez la femme. Or, l’hypothyroïdie induit de nombreuses conséquences : perte de cheveux, frilosité, fatigabilité, mauvaise mémoire, mauvaise concentration, etc.

D’ailleurs, il est intéressant de noter que la plupart des études autour des bienfaits du jeûne intermittent ont été menées sur des hommes, et non sur des femmes.


#4 Validé pour les personnes en dysbiose !


Le gastro-entérologue Bruno Donatini en a largement parlé. Certaines personnes présentent une forte dysbiose (dysbiose de type méthy acétate) et peuvent avoir ainsi un estomac qui se vidange mal. En ce cas précis, le jeûne intermittent peut aider. Parce qu’il va permettre, pendant la pause digestive du matin, la vidange de l’estomac.

Par ailleurs, sauter un repas permet d’augmenter la quantité de vos enzymes digestives (= les substances qui permettent de dégrader la nourriture que vous ingérez) disponibles pour le prochain. Les enzymes digestives permettent de bien décomposer les glucides, protéines et lipides. Si ces différents macro-nutriments sont mal décomposés cela entraîne des ballonnements, flatulences, etc.

Ne pas petit-déjeuner assure des enzymes présentes en quantité pour le repas du midi.

Donc pourquoi pas en cas de troubles digestifs, mais en gardant à l’esprit que cela est bien souvent une béquille qui ne résout pas les problèmes digestifs à la racine.


#5 Pas en cas de fatigue chronique


En effet, les personnes qui présentent une fatigue chronique ont généralement une courbe du cortisol déréglée. Elles se lèvent le matin, très fatiguée et ont du mal à s’endormir le soir, et veillent ainsi tard (ce qui instaure un cercle vicieux). Par conséquent, il pourrait être intéressant d’inclure un petit apport de graisses et de protéines le matin pour nourrir le système hormonal et ainsi l’aider à se mettre en route. Cela va dans le sens de la chrononutrition, mode alimentaire né en 1986, selon les travaux du médecin nutritionniste français Alain Delabos, qui s’appuie sur le rythme naturel de l’organisme. Car, le matin est le moment de la journée où nous nous mettons en action, et pour cela, nos glandes surrénales sécrètent de l’adrénaline et du cortisol (hormones du stress, de l’action). Pour soutenir cette production il serait ainsi bon de manger gras & protéiné (car cela nourrit le système hormonal et l’aide à s’activer). Notre corps retiendra alors matin = action, et petit à petit, cela peut aider les personnes ayant du mal à se mettre en route le matin, à démarrer. Le soir, au contraire, on favorise l’apport de glucides pour favoriser la production de mélatonine, et ainsi avoir un sommeil de qualité.

Pour plus d’informations sur comment se nourrir selon le cycle naturel de notre organisme, vous pouvez lire mon article ci-dessous :

Quand manger les fruits et les protéines ?


L’ erreur à ne pas faire en jeûne intermittent

#1 Trop peu se nourrir

Le jeûne intermittent ne doit pas être synonyme de restriction calorique, sauf si l’apport de calories sur une journée était au-délà du raisonnable dans votre cas. Malgré tous les points soulevés ci-dessus, si vous décidez de vous lancer dans le jeûne intermittent, il vous faudra, au moment de la reprise alimentaire, définie par vous seul, vous nourrir suffisamment, même si votre deuxième repas a lieu à 19h. Sinon, vous verrez des symptômes apparaitre tels que la fatigue, la frilosité, les difficultés d’endormissement, etc.





Si cet article vous a plu, ou que vous avez la moindre question, vous pouvez me laisser un petit commentaire, j’y répondrai au plus vite !


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La vitamine D, se complémenter intelligemment

La vitamine D, se complémenter intelligemment

L’hiver approche à grands pas, avec lui, le manque de luminosité !

Certains peuvent d’ailleurs vivre un léger passage à vide durant cette période. Pour contrer cela, et découvrir toutes les astuces pour y remédier, n’hésitez pas à aller consulter mon article sur cette page (clic !) si ce n’est pas déjà fait.

Qui dit manque de luminosité dit également, carence en vitamine D pour nombreux d’entre nous.

En effet, notre peau synthétise cette précieuse vitamine grâce aux rayons du soleil. Sans eux, les taux diminuent petit à petit.


A quoi sert la vitamine D ?


La vitamine D est vraiment importante à bien des égards. Elle permet :

– d’améliorer l’absorption de certains minéraux comme le calcium ;

– de jouer un rôle certain dans la minéralisation des os avec son associée, la vitamine K2 ;

– de jouer un rôle positif dans la régulation de l’humeur ;

– de booster le fonctionnement thyroïdien ;

– de permettre le maintien des jonctions serrées de l’intestin (ce qui assure son étanchéité) et lutter ainsi contre la porosité de l’intestin grêle ;

– de stabiliser les mastocytes, et a ainsi un rôle anti-histaminique ;

– de jouer un rôle positif dans la régulation hormonale ;

– d’influencer + de 200 gênes et d’avoir une action réparatrice de l’ADN ;

– le fonctionnement optimal du système immunitaire et de moduler l’immunité (rôle positif dans les maladies auto-immunes) ;

– et enfin de différencier et améliorer l’activité des cellules immunitaires.

La complémentation en vitamine D est devenue très à la mode dans les milieux de santé alternative.

D’où l’idée d’écrire cet article pour mieux vous aiguiller.


Le dosage


D’abord avant toute complémentation ! Faites doser votre vitamine D. Tout le monde ne voit pas son taux de vitamine D chuter de la même façon durant l’hiver. J’ai déjà rencontré certains cas dans ma pratique, où les personnes en décembre avaient encore un taux autour de 100 ng/ ml, et sans complémentation, d’où ce petit paragraphe.

Évidemment, cela reste très rare et anecdotique. Cependant, cela nous prouve une fois de plus l’importance des bilans biologiques.

Chiffre à connaitre : La carence en vitamine D touche environ 80% de la population en France.


Pour faire doser votre vitamine D, rien de plus simple vous pouvez aller directement dans un laboratoire d’analyse sanguine dans votre ville et demander son dosage avec une simple prise de sang. La vitamine D n’est actuellement plus remboursée. Ainsi, si vous parvenez à vous la faire prescrire par votre médecin traitant, il vous faudra une mutuelle qui puisse vous la rembourser. Son coût est aux alentours de 12€.

Information également importante : malgré l’été, on peut aussi souffrir d’un manque de vitamine D. Pourquoi ? car :

1- de nombreuses personnes restent enfermées l’été et ne s’exposent pas suffisamment

2- Les crèmes solaires qui sont utilisées en permanence bloquent la production de vitamine D

3- Les vêtements recouvrent une bonne partie de notre corps ce qui entrave également la bonne production de vitamine D


Quid du taux optimal ?

<br

⚡️ Les laboratoires d’analyse définissent bien souvent un taux correct de vitamine autour de 30 ng/ml. Dans les milieux de santé intégrative, on parle davantage de 60 ng/ml pour bénéficier de tous ses bienfaits.



Maintenant, comment assurer une bonne

complémentation ?


Plusieurs petits tips et gestes peuvent vous aider pour réaliser une prise de la vitamine D intelligente.

❤ La vitamine D a besoin de magnésium pour être transformée en forme active. Ainsi, vous pouvez lier une supplémentation de vitamine D à une supplémentation en magnésium. Je conseille le laboratoire Synergia, Dstress, qui réalise un très bon magnésium à prix accessible en pharmacie (10€ environ). Celui que vous pouvez trouver trouver également sur Sunday natural (bisglycinate) est très bon. Quoi qu’il en soit pour une bonne forme de magnésium favorisez le magnésium sous forme bisglycinate ou glycérophosphate

❤ Le moment de la prise de vitamine D est controversée. Certains préconisent de la prendre le soir, car elle ferait ainsi baisser la parahormone. De plus, le magnésium est souvent pris le soir car il permet d’améliorer le sommeil et de bénéficier ainsi d’une nuit très réparatrice. Quoi qu’il en soit, l’essentiel est que vous y pensiez. Ainsi, si c’est le matin, cela ne pose pas de problèmes.

❤ La vitamine D est une vitamine liposoluble. Elle a besoin de graisses pour être absorbée. Ainsi, il est important d’avoir une source de matière grasse dans votre repas (huile d’olive, crème de coco, huile de coco, ghee, beurre, oléagineux, graines, etc.)

❤ La complémentation de vitamine D est plus efficace sous forme de gouttes que sous forme de cachets, car une vitamine sous forme de gouttes est liée à un corps gras.

❤ L’OMS conseille une complémentation autour de 400 UI par jour. Le taux maximum quotidien est fixé à 2000 UI par jour. Il faut savoir que 2000 UI par jour sert surtout à maintenir les taux à flot. Ainsi, si vous avez bien pris le soleil l’été, durant les heures d’exposition où la production de vitamine D peut se synthétiser, et que votre taux à la sortie de l’été est bon (60 ng/ml), alors rester à 2000 UI par jour peut être suffisant. Autrement, s’il y a une véritable carence, cela pourrait ne pas être suffisant /!\. Dans le doute, ne prenez pas un complément et un dosage au gré du hasard. Faites-vous accompagner et dosez votre vitamine D.

Surdoser la vitamine D peut diminuer la vitamine A, car les deux fonctionnent de concert. Ce qui a pour conséquence finale de diminuer le cuivre biodisponible. Tout ceci peut impacter le fonctionnement de la thyroïde au final (a besoin de vitamine A pour produire ses hormones).  Veillez à vos apports de vitamine A durant tout l’hiver : jaune d’œuf, abats, fromages, poisson gras et de provitamine A : carotte, patate douce, courges, etc.

❤ Le corps absorbe mieux des doses quotidiennes et physiologiques de vitamine D que d’énormes doses d’un coup sous forme d’ampoules. On préférera une complémentation journalière douce qu’1 à 2 ampoules hautement dosées (100 000 UI) à prendre en 1 fois pour l’hiver. Des études ont montré qu’après une forte complémentation, les taux montaient brutalement pour rechuter quelques temps après.

❤ La vitamine D améliore l’absorption du calcium et du phosphore de l’intestin jusqu’au sang. Pour que ces minéraux soient acheminés jusqu’à l’os, il faut au corps de la vitamine K2, une vitamine de transport. Sans quoi, le calcium peut rester dans le sang et se déposer dans les tissus mous du corps. Ainsi, se complémenter en vitamine D sans vitamine K2 peut mener à de l’hypercalcémie et à de la calcification (dépôt de calcium dans les artères et autres tissus du corps). Pas systématiquement toutefois, heureusement ! notamment si :

1️⃣ l’intestin de la personne est équilibré; en effet, nos bonnes bactéries produisent de la vitamine K.

2️⃣ il y a un apport en vitamine K2 dans le quotidien : natto, jaune d’œuf, foie de génisse, aliments fermentés.

3️⃣ l’apport en vitamine D3 n’est pas excessif et reste physiologique.


Le meilleur complément au vu de

tous ces points cités ci-dessus ?


1 – La vitamine D3 / K2 de Sunday Natural, 1000 UI par gouttes. 2 gouttes par jour sous la langue au diner, avec votre magnésium, voire plus selon les besoins (prise à encadrer avec un professionnel)!

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2 – La vitamine BioDmulsion Forte, d’energetica natura. C’est une forme émulsifiée, ce qui améliore énormément son absorption. Cela peut s’avérer utile pour les personnes qui ont des difficultés d’absorption des graisses. Prudence, le taux remonte à une vitesse fulgurante en l’utilisant. Il s’agit d’être extrêmement attentif avec cette dernière et de coupler sa prise avec un dosage sanguin régulier.

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Sources

  1. « Vitamin D found to influence over 200 genes, highlighting links to disease », sur Science Daily, 24 août 2010.
  2. Sreeram V. Ramagopalan, Andreas Heger, Antonio J. Berlanga, Narelle J. Maugeri, Matthew R. Lincoln, Amy Burrell, Lahiru Handunnetthi, Adam E. Handel, Giulio Disanto, Sarah-Michelle Orton, Corey T. Watson, Julia M. Morahan, Gavin Giovannoni, Chris P. Ponting, George C. Ebers et Julian C. Knight, « A ChIP-seq defined genome-wide map of vitamin D receptor binding: Associations with disease and evolution », Genome Research,‎ 2010 (DOI 10.1101/gr.107920.110).
  3. Bischoff-Ferrari HA, Willett WC, Wong JB et al. Prevention of nonvertebral fractures with oral vitamin D and dose dependency, a meta-analysis of randomized controlled trials [archive], Arch Intern Med, 2009;169:551-561.
  4. Vitamin D supplementation reduces insulin resistance in South Asian women living in New Zealand who are insulin resistant and vitamin D deficient – a randomised, placebo-controlled trial, ncbi.nlm.nih.gov, février 2010.
  5. H. Dorota Halicka, Hong Zhao, Jiangwei Li, Frank Traganos, George P. Studzinski, Zbigniew Darzynkiewicz, « Attenuation of constitutive DNA damage signaling by 1,25-dihydroxyvitamin D3 », Aging (Albany NY) (en), vol. 4, no 4,‎ 11 avril 2012, p. 270-278 (ISSN 1945-4589, PMID 22498490
  6. Tuomas Mikola, Wolfgang Marx, Melissa M. Lane et Meghan Hockey, « The effect of vitamin D supplementation on depressive symptoms in adults: A systematic review and meta-analysis of randomized controlled trials », Critical Reviews in Food Science and Nutrition,‎ 11 juillet 2022, p. 1–18 (ISSN 1549-7852, PMID 35816192)
  7. Vali Musazadeh, Majid Keramati, Faezeh Ghalichi et Zeynab Kavyani, « Vitamin D protects against depression: Evidence from an umbrella meta-analysis on interventional and observational meta-analyses », Pharmacological Research,‎ décembre 2022 (DOI 10.1016/j.phrs.2022.106605)
  8. Richards JB, Valdes AM, Gardner JP, Paximadas D, Kimura M, Nessa A, Lu X, Surdulescu GL, Swaminathan R, Spector TD, Aviv A. du King’s College de Londres – « Higher serum vitamin D concentrations are associated with longer leukocyte telomere length in women » [archive] Am J Clin Nutr. 2007 Nov;86(5):1420-14257
  9. AFP, « La vitamine D, un bon remède contre le cancer du sein » [archive], sur 7sur7.be, 8 septembre 2010
  10. Tea Skaaby, Lise Lotte Nystrup Husemoen, Charlotta Pisinger, Torben Jørgensen, Betina Heinsbæk Thuesen, Mogens Fenger, Allan Linneberg, « Vitamin D Status and Cause-Specific Mortality: A General Population Study », PLOS ONE, vol. 7, no 12,‎ 20 décembre 2012, e52423 (PMID 23285034)
  11. Wang TJ, Pencina MJ, Booth SL et al. « Vitamin D deficiency and risk of cardiovascular disease » Circulation 2008;117:503-11.
  12. Albina Nowak, Lukas Boesch, Erik Andres et Edouard Battegay, « Effect of vitamin D3 on self-perceived fatigue », Medicine, vol. 95, no 52,‎ 30 décembre 2016, e5353 (ISSN 0025-7974, PMID 28033244, PMCID 5207540
  13. S. Pilz, S. Frisch, H. Koertke, J. Kuhn, J. Dreier, B. Obermayer-Pietsch, E. Wehr et A. Zittermann, « Effect of vitamin D supplementation on testosterone levels in men », Horm Metab Res, vol. 43, no 3,‎ mars 2011, p. 223-225 (PMID 21154195)
  14. A.N. Ananthakrishnan et al., « Higher predicted vitamin D status is associated with reduced risk of Crohn’s disease », Gastroenterol, vol. 142, no 3,‎ 2012, p. 482-489 (PMID 22155183)
  15. « Covid-19. 73 experts confirment les bénéfices de la vitamine D pour lutter contre le virus » , Ouest-France, 18 janvier 2021.
  16. Miguel A. Villasis-Keever, Mardia G. López-Alarcón, Guadalupe Miranda-Novales et Jessie N. Zurita-Cruz, « Efficacy and Safety of Vitamin D Supplementation to Prevent COVID-19 in Frontline Healthcare Workers. A Randomized Clinical Trial », Archives of Medical Research, vol. 53, no 4,‎ juin 2022, p. 423–430 (PMID 35487792, PMCID PMC9013626)
  17. Adrian F. Gombart, Adeline Pierre et Silvia Maggini, « A Review of Micronutrients and the Immune System–Working in Harmony to Reduce the Risk of Infection (voir aussi les références contenues dans cet article) », Nutrients, vol. 12, no 1,‎ 16 janvier 2020, p. 236 (ISSN 2072-6643, PMID 31963293, PMCID PMC7019735)
  18. Antonio D’Avolio, Valeria Avataneo, Alessandra Manca et Jessica Cusato, « 25-Hydroxyvitamin D Concentrations Are Lower in Patients with Positive PCR for SARS-CoV-2 », Nutrients, vol. 12, no 5,‎ 9 mai 2020, p. 1359 (ISSN 2072-6643, DOI 10.3390/nu12051359)
  19. Mariangela Rondanelli, Alessandra Miccono, Silvia Lamburghini et Ilaria Avanzato, « Self-Care for Common Colds: The Pivotal Role of Vitamin D, Vitamin C, Zinc, and Echinacea in Three Main Immune Interactive Clusters (Physical Barriers, Innate and Adaptive Immunity) Involved during an Episode of Common Colds—Practical Advice on Dosages and on the Time to Take These Nutrients/Botanicals in order to Prevent or Treat Common Colds », Evidence-Based Complementary and Alternative Medicine (en), vol. 2018,‎ 2018, p. 1–36 (ISSN 1741-427X et 1741-4288, PMID 29853961, PMCID PMC5949172)
  20. William B. Grant, Henry Lahore, Sharon L. McDonnell et Carole A. Baggerly, « Evidence that Vitamin D Supplementation Could Reduce Risk of Influenza and COVID-19 Infections and Deaths », Nutrients (en), vol. 12, no 4,‎ 2 avril 2020, p. 988
  21. Beard JA, Bearden A, Striker R, « Vitamin D and the anti-viral state », Journal of clinical virology : the official publication of the Pan American Society for Clinical Virology, vol. 50, no 3,‎ mars 2011, p. 194–200 (PMID 21242105, PMCID 3308600
  22. Yu Zhang, Huiwen Tan, Jingjing Tang et Jing Li, « Effects of Vitamin D Supplementation on Prevention of Type 2 Diabetes in Patients With Prediabetes: A Systematic Review and Meta-analysis », Diabetes Care, vol. 43, no 7,‎ juillet 2020, p. 1650–1658 (ISSN 1935-5548, PMID 33534730)
  23. Reza Sahebi, Majid Rezayi, Maryam Emadzadeh et Maryam Salehi, « The effects of vitamin D supplementation on indices of glycemic control in Iranian diabetics: A systematic review and meta-analysis », Complementary Therapies in Clinical Practice, vol. 34,‎ février 2019, p. 294–304 (ISSN 1873-6947, PMID 30712741)
  24. Bruce M. LeClair, Celine Si et Jontu Solomon, « Vitamin D Supplementation and All-Cause Mortality», American Family Physician, vol. 102, no 1,‎ 1er juillet 2020 (ISSN 1532-0650, PMID 32603077)
  25. Priscille Tremblais, « Les news – Les effets anti-cancer de la vitamine D confirmés » , 23 août 2007






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